En parallèle, l’institut de statistiques économiques estime que l’inflation atteindra 2,7% sur un an en décembre, avec des ménages qui « paient l’essentiel de la facture pétrolière et accusent le coup ».
Publié le 17/06/2026 18:31
Mis à jour le 17/06/2026 18:59
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La croissance française atteindra 0,3% au deuxième trimestre et 0,7% en 2026, estime l’Insee mercredi 17 juin. Dans une note intitulée « L’industrie tient la barre, les ménages accusent le coup », l’Institut national de la statistique envisage toutefois une fin d’année plus morose, avec une croissance de 0,1% seulement aux troisième et quatrième trimestres, en raison d’une consommation « en panne sèche ».
Cette vision plutôt favorable du trimestre en cours contraste avec celle de la Banque de France : l’institution estime que la croissance a été nulle au deuxième trimestre et pense que la croissance annuelle sera limitée à 0,5% en 2026, contre 0,9% dans ses prévisions précédentes.
Dans cette note, l’Insee remarque que le « regain temporaire » de croissance du trimestre en cours serait lié notamment à une forte production dans des secteurs industriels comme le raffinage ou la chimie, où les producteurs du Golfe ont été mis « hors jeu » du fait de la guerre au Moyen-Orient.
En revanche, « les ménages paient l’essentiel de la facture pétrolière et accusent le coup ». L’inflation est envisagée à 2,7% sur un an en décembre, alors qu’elle était inférieure à 1% avant le conflit au Moyen-Orient. D’autant que les salaires ne suivent pas pour l’instant, hormis le smic, relevé automatiquement au 1er juin. Le pouvoir d’achat baisserait ainsi de 0,3% sur l’année.
Quant au marché du travail, « il se dégrade », observe l’institut, qui prévoit désormais un taux de chômage à 8,4% en fin d’année, contre 7,9% fin 2025 et 7,3% fin 2024.
Source:
www.franceinfo.fr


