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Il est "urgent" pour les armateurs de "trouver des solutions logistiques alternatives" au détroit d'Ormuz, estime Édouard Louis-Dreyfus

Le président de Louis Dreyfus Armateurs (LDA) craint que l’Iran, ayant pris conscience du « bénéfice qu’ils pouvaient tirer d’un contrôle » du détroit, impose de nouvelles règles.


Publié le 16/06/2026 08:10

Temps de lecture : 1min

Un grand écran affiche les mouvements des navires dans le détroit d'Ormuz sur un site web de suivi maritime, le 4 mai 2026. (- / AFP)

Un grand écran affiche les mouvements des navires dans le détroit d’Ormuz sur un site web de suivi maritime, le 4 mai 2026. (- / AFP)

Édouard Louis-Dreyfus, président de Louis Dreyfus Armateurs (LDA), estime mardi 16 juin sur France Inter qu’il est « urgent » pour les armateurs de « trouver des solutions logistiques alternatives » au passage par le détroit d’Ormuz. Vendredi, sera signé le cadre d’accord trouvé entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, autorisant la réouverture de cet axe, crucial pour le commerce mondial.

« Il serait peut-être prudent, pour beaucoup d’armateurs qui transitent régulièrement dans cette zone, de commencer doucement à trouver des solutions logistiques alternatives, a déclaré Édouard Louis-Dreyfus auprès de France Inter. J’ai peur que ce conflit et la fermeture du détroit d’Ormuz laisse des traces (…) L’Iran, et peut-être d’autres pays, ont vu le bénéfice qu’ils pouvaient tirer d’un contrôle d’un détroit comme celui-ci », a poursuivi celui qui a présidé pendant trois ans, et jusqu’à avril dernier, Armateurs de France, groupe qui représente les entreprises françaises de transport et services maritimes.

Selon lui, la crise déclenchée par la fermeture du détroit « sera peut-être suivie de nouvelles crises ». Ainsi, Édouard Louis-Dreyfus a appelé les armateurs à envisager de nouvelles solutions permettant d’éviter le passage par ce détroit, « passant par un mélange de mer et de routes, et de pipeline pour les hydrocarbures. Nous ne pouvons plus être aussi dépendants de ce détroit d’Ormuz », a-t-il résumé.

La quasi-paralysie du trafic de ce passage bloque des centaines de navires dans le Golfe depuis le déclenchement de la guerre, le 28 février. Un « mémorandum d’entente » entre Washington et Téhéran prévoit la « réouverture du détroit d’Ormuz sous 30 jours ». Donald Trump a de son côté assuré lundi, peu après son arrivée à Évian pour le sommet du G7, que le détroit sera « complètement ouvert » vendredi.


Source:

www.franceinfo.fr

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