Cet article est extrait du mensuel Sciences et Avenir n°952, daté juin 2026.
Pour vivre heureux, vivons grimés. De nombreuses espèces animales ont adopté des stratégies étonnantes pour survivre. Certaines se fondent dans l’environnement en prenant l’apparence d’un élément de leur milieu. D’autres, au contraire, se font parfaitement visibles mais, en ressemblant à un animal toxique et dangereux, découragent les prédateurs. Et la science n’en finit pas de découvrir des astuces de déguisement toujours plus étonnantes.
Ainsi, tout récemment, cette chenille qui se pare de morceaux de cadavres afin de passer inaperçue sur la toile d’araignée qu’elle squatte. Des stratégies adaptatives visuelles mais aussi, parfois, olfactives ou qui se doublent d’un mimétisme cinétique : en plus de prendre l’apparence d’un végétal, certains insectes se balancent comme celui-ci le ferait sous l’action du vent. Des stratagèmes pour tromper seul ou bien à plusieurs.
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Une démonstration éclatante de la sélection naturelle
Les rayures des zèbres joueraient ainsi le rôle d’un maquillage disruptif, modifiant la silhouette des animaux et perturbant visuellement les lions qui souhaiteraient les mettre à leur menu.
Charles Darwin était fasciné par le camouflage animal, dans lequel il percevait une démonstration éclatante de la sélection naturelle. Les organismes qui développent des stratégies mimétiques deviennent parmi les plus aptes à survivre et donc à transmettre leurs gènes ainsi que leur science du déguisement.
Source:
www.sciencesetavenir.fr


