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Affaire Lyhanna : "C'est notre responsabilité de faire mieux", estime la ministre Aurore Bergé

Depuis la disparition fin mai et la découverte du corps de Lyhanna, le gouvernement se voit notamment reprocher de nombreux dysfonctionnements dans la lutte contre les violences sexuelles.


Publié le 12/06/2026 11:00

Temps de lecture : 1min

Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, sur franceinfo le 12 juin 2026. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

« C’est notre responsabilité de faire mieux », estime vendredi 12 juin sur franceinfo, Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, alors que les obsèques de Lyhanna ont lieu vendredi après-midi à Fleurance, dans le Gers, « dans la plus stricte intimité ». Le principal suspect du meurtre de cette collégienne de 11 ans était déjà visé par plusieurs plaintes pour violences sexuelles.

La démission du ministre de la Justice, Gérald Darmanin, appelée notamment par le RN, « n’est pas la question », pour Aurore Bergé, « car aujourd’hui, une petite fille va être enterrée ». La ministre note qu' »il y a une prise de conscience nationale, une révolution qui est en cours ».

Dans cette affaire, « il y a peut-être des dysfonctionnements individuels », assure-t-elle, « des dysfonctionnements systématiques aussi », et les différentes enquêtes « vont permettre de déterminer ça dans les jours qui viennent ». Pour Aurore Bergé, il ne s’agit « pas de chercher des boucs émissaires », « pas de jeter en pâture des magistrats, des policiers et gendarmes, ce serait une grave erreur ». « Et s’il y a des dysfonctionnements individuels », précise-t-elle, « ils doivent être démontrés et il doit y avoir des sanctions ».

Si le garde des Sceaux estime que ce drame n’aurait pas pu être empêché avec des moyens supplémentaires, la ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes dit « ne pas savoir répondre à cette question ». Elle rappelle que « plusieurs services travaillent sur des signalements, sur Pharos ». Concernant ces « enjeux systémiques », pour la ministre, « il y a des sujets législatifs et personne ne dit que les moyens ne doivent pas continuer à augmenter ».

Aurore Bergé espère aussi inclure l’imprescriptibilité des violences sexuelles commises sur un mineur dans le projet de loi sur la protection de l’enfance. Quant à l’aggravation du quantum de la peine, le fait d’additionner les peines, cela « veut dire qu’on écoute la parole de chacune des victimes ». Passer « de vingt ans à la perpétuité », selon elle, « c’est une attente très puissante et légitime de la société car cela signifie que ces prédateurs sont définitivement hors de la société ».


Source:

www.franceinfo.fr

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