La Banque centrale européenne a relevé ses taux directeurs d’un quart de point, jeudi 11 juin. Objectif ? Freiner l’inflation… Mais pour les ménages, cela risque de rendre les crédits plus chers…
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À peine visité, le client sait qu’il faut aller vite. « Je suis quasiment décidé. Je vais faire mon offre et je pense qu’on va acheter avant que les taux ne soient trop élevés », argue-t-il. En effet, la Banque centrale européenne a relevé ses taux, qui servent de référence, de 0,25 point. Objectif : contenir la flambée des prix provoquée par le conflit au Moyen-Orient.
Résultat, chez les courtiers, emprunter devient de plus en plus compliqué. « On pourrait avoir une évolution de la mensualité de 15 euros, par exemple, pour se donner un ordre d’idée mensuellement. Ce qui pourrait réduire votre capacité d’emprunt, sur un projet comme le vôtre, de facilement 5 à 6 000 euros. Forcément, il va falloir, entre guillemets, peut-être mieux préparer, ou que les clients aient un petit peu plus d’apport pour qu’on puisse rester sur le même projet », explique Kevin Docquois, courtier chez Vousfinancer.
Le taux moyen des crédits a déjà augmenté de 3,17% en décembre 2025, à 3,34% en mai 2026. Autre conséquence : le livret A pourrait rapporter davantage. Une bonne nouvelle pour les épargnants, mais pas forcément pour l’économie. « Ça peut inciter les ménages à plus épargner et moins consommer. Il faut peut-être rappeler que la consommation, c’est principalement l’activité aussi des entreprises et donc moins de consommation, c’est aussi moins de croissance », éclaire Mathieu Plane, économiste et directeur adjoint de l’OFCE.
C’est le ministre de l’Économie qui actualisera ou non le taux du livret d’épargne.
Banque centrale européenne
Observatoire du crédit logement
Liste non exhaustive
Source:
www.franceinfo.fr


