La grève des cheminots perturbera fortement le trafic ferroviaire mercredi 11 juin. TGV, Intercités et TER seront supprimés dans plusieurs régions. Les syndicats réclament des hausses de salaires et dénoncent les conséquences de l’ouverture à la concurrence sur les conditions de travail.
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Devant la gare à Marseille, les voyageurs ont les yeux rivés sur leur téléphone. Leur train partira-t-il mercredi 11 juin ? Faute de certitude, certains prennent les devants. « C’est simple, je vais faire du télétravail, parce qu’il n’y aura pas d’autre moyen pour arriver à mon lieu de travail », confie un voyageur. Une salariée dans une banque, elle, prendra le risque de venir en gare. Elle raconte : « Je reste optimiste, sachant qu’il y a un minimum de trains. Donc en général, les jours de grève, il y a moins de monde. Donc en général, je vais travailler parce qu’il y a de la place dans les trains. »
Le mouvement s’annonce très suivi. Un TGV sur trois sera annulé le 11 juin, un Intercité sur deux, et le trafic régional sera lui aussi fortement perturbé. En Occitanie, trois trains sur dix seront annulés. C’est même quatre TER sur cinq qui seront supprimés dans les Hauts-de-France et en Nouvelle-Aquitaine.
Devant la gare Montparnasse à Paris, des voyageurs ont appris la veille par SMS l’annulation de leur train. Ils devaient se rendre à Angoulême. « Il n’y en avait pas du tout sur la journée. Même si c’était complet, enfin c’était horrible. Du coup, on a dû le prendre le lendemain », raconte la jeune femme.
Alors pourquoi un tel mouvement ? Les cheminots réclament d’abord une augmentation générale des salaires pour faire face à l’inflation. Autre motif d’inquiétude : l’ouverture à la concurrence sur les rails, notamment pour les TER. Pour remporter les appels d’offres en région, la SNCF crée des filiales. Les syndicats craignent une remise en cause de leurs droits. Fabien Villedieu, secrétaire fédéral SUD-Rail, explique : « Face à nous, il y a l’ouverture, la concurrence, la privatisation. Tout ça, mis bout à bout, ça fait que le cheminot est pressé, pressé comme un citron. Le cheminot, il n’en peut plus, il en a marre. »
Le trafic devrait reprendre jeudi 12 juin. Les syndicats se réuniront ensuite pour décider d’une éventuelle nouvelle date de mobilisation.
Source:
www.franceinfo.fr


