Publié le 08/06/2026 11:14
Mis à jour le 08/06/2026 12:35
Temps de lecture : 1min – vidéo : 10min
Invité politique de franceinfo ce 8 juin, le conseiller régional d’Auvergne-Rhône-Alpes revient sur la mort de la petite Lyhanna, soulignant qu’il faut judiciairement « prioriser la protection de la petite enfance. »
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Alix Bouilhaguet : Hier, plus de 6 000 personnes se sont rassemblées pour participer à une marche blanche en hommage à la jeune Lyhanna. Après chaque drame comme celui-ci, la classe politique promet qu’il n’y aura plus jamais d’affaire. Est-ce que vous pouvez nous citer une mesure précise qui aurait permis d’éviter ce drame ?
Andréa Kotarac : Il faut évidemment des instructions, prioriser la protection de la petite enfance.
Il y a eu une circulaire le 25 janvier 2025, c’était la deuxième priorité, édictée par Gérald Darmanin…
Oui, bien sûr, mais vous savez, on a un vrai problème avec la pédophilie dans ce pays. Souvenez-vous quand même, il y a quelques mois, on a 75, même 80 personnes poursuivies, voire mises en examen, dans le périscolaire à Paris. La mairie a pris des animateurs qui étaient suspectés de, pour les transférer dans un autre arrondissement. Vous voyez, sur l’affaire Lyhanna, quand même, il y a eu plusieurs plaintes, plusieurs affaires avant cela…
Mais c’était une affaire de priorisation ?
On a quand même un problème dans ce pays, puisque vous voyez bien qu’après trois ou quatre affaires de viols ou d’attouchements sexuels, ce Jérôme Barella était en liberté. C’est d’ailleurs cette liberté qui lui a permis de kidnapper, violer et tuer la petite Lyhanna. Pardon, mais je crois que chaque téléspectateur, et chaque famille, est meurtri dans le cœur et dans l’esprit par ce type d’affaires. La protection de la petite enfance, c’est la priorité aujourd’hui dans le pays. Ça doit être la priorité.
Donc pour vous, ça aurait été la mesure de dire : c’est une priorité ?
Mais on manque évidemment de moyens, la justice manque de moyens. Quand vous avez quatre plaintes, quand vous avez des mamans qui viennent et qui disent ma petite fille a été violée par cet homme, violée, et que cet homme, si on en croit vos confrères, attend la petite Lyhanna chaque matin devant l’école, dans sa voiture… Pardon, mais on a un vrai problème.
Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité.
Source:
www.franceinfo.fr


