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"C'est un déni de démocratie" : la Confédération paysanne mobilisée pour la qualité de l'eau en Bretagne

Début 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé un moratoire sur les questions de l’eau. Un texte destiné à améliorer la qualité de l’eau en Bretagne et dans les Pays de la Loire est donc bloqué depuis des mois par la FNSEA, le syndicat agricole dominant.


Publié le 07/06/2026 08:32

Temps de lecture : 1min

Un agriculteur traite ses champs à la chaux en février 2002 sur une culture en friche dans la campagne rennaise. (MARCEL MOCHET / AFP)

Un agriculteur traite ses champs à la chaux en février 2002 sur une culture en friche dans la campagne rennaise. (MARCEL MOCHET / AFP)

Une manifestation pour la protection de l’eau a lieu dimanche 7 juin à Rennes. Elle débute à midi avec ce slogan : « Tous pour l’eau, l’eau pour tous ! ». Les organisateurs, une cinquantaine d’associations et syndicats, demandent la fin du moratoire imposé par le gouvernement sur les décisions qui concernent l’eau. Le Premier ministre avait pris cette décision pour répondre aux manifestations de la FNSEA l’hiver dernier.

La Confédération paysanne souhaite toutefois la fin de ce moratoire, qui a des conséquences concrètes en Bretagne. Il bloque en effet une révision majeure du document qui protège les eaux de la Vilaine, le fleuve breton qui passe notamment par Rennes.

La commission locale de l’eau qui le rédige voulait revoir les règles. Les 72 élus, usagers et représentants de l’Etat qui la compose, souhaitaient interdire aux agriculteurs l’utilisation d’un herbicide autour des zones de captage d’eau potable. « Pour nous, c’est un déni de démocratie », s’indigne Julien Hamon, agriculteur dans le Morbihan.

Également porte-parole de la Confédération paysanne de Bretagne, il soutient la révision du Sage (Schéma d’aménagement et de gestion des eaux). « Si le Sage Vilaine était révisé, ça pourrait donner envie aux autres Sage du territoire français de faire pareil », avance-t-il.

Le gouvernement a pris ce moratoire pour relancer le dialogue après des actions FNSEA et de la Coordination rurale qui localement manifestaient contre l’interdiction de cet herbicide. Julien Hamon ne comprend pas cette position : « Ce sont les paysans et paysannes en premier lieu qui sont victimes des pesticides. C’est pour ça qu’il faut prendre le problème à la racine ».

Le ministère de l’Agriculture promet une réunion de la commission locale de l’eau avant la fin du mois, en vue d’un nouveau Schéma d’aménagement et de gestion des eaux de la Vilaine à la rentrée.


Source:

www.franceinfo.fr

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