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Cette année, les tiques sucent plus de sang que d'habitude et le changement climatique n'y est pas pour rien

Le printemps est là, les températures augmentent et… les tiques font leur retour. Et elles n’ont visiblement pas de temps à perdre: selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), aux États-Unis, les tiques sucent plus le sang que d’habitude et la France ne sera pas épargnée.

Alors que la saison des tiques, entre avril et octobre, est officiellement lancée, les consultations aux urgences pour des piqûres de ces acariens hématophages stricts (qui se nourrissent de sang) explosent les moyennes saisonnières, rapporte le CDC. Une augmentation qui vient balayer un record vieux de dix ans, et ce alors même que la période du pic habituel n’est pas encore passée.

Si ces chiffres inquiètent, c’est avant tout parce qu’une morsure de tique est loin d’être anodine. Les tiques peuvent transmettre de nombreuses maladies, dont la maladie de Lyme, le virus Heartland et la fièvre pourprée des montagnes Rocheuses (oui oui, ça existe). Plus curieux encore, la morsure de certaines espèces peut également déclencher une affection rare provoquant une allergie à la viande rouge, appelée syndrome alpha-gal.

En France, les tiques sont surtout présentes en dessous de 1.500 mètres d’altitude, dans les bois, les buissons humides et les herbes hautes des prairies et forêts. Elles prolifèrent même désormais dans les parcs et jardins des grandes villes. Discrètes, elles se glissent sous vos habits, avant de vous sucer le sang sans vergogne.

On estime qu’environ 10 à 20% des tiques françaises sont porteuses de la bactérie responsable de la maladie de Lyme, qui peut être traitée efficacement avec des antibiotiques. En revanche, en l’absence de prise en charge, elle peut entraîner des complications inflammatoires touchant les articulations, le système nerveux ou le cœur. L’augmentation des morsures de tiques est donc loin d’être anecdotique, et le changement climatique n’y est pas pour rien.

En cause, le changement clima-tique

L’exemple des États-Unis doit nous mettre la puce (et non la tique) à l’oreille. L’augmentation constante des températures due au réchauffement climatique a permis aux tiques, qui n’aiment pas le froid mais se régalent quand il fait bon et humide, d’étendre considérablement leur aire de répartition géographique.

Pire, petit à petit, ces dernières survivent plus longtemps durant les mois les plus froids. Par conséquent, l’on retrouve des tiques un peu partout, dans des zones habituellement moins touchées, mais aussi davantage pendant la période hivernale. Le réchauffement climatique, qui ne s’arrête pas aux frontières, pourrait d’ores et déjà avoir un impact similaire en France.

Comment s’en prévenir? Enrayer le changement climatique, déjà. Au quotidien, le mieux est de porter des vêtements longs, que l’on imprègne de répulsif, pendant les balades en forêt ou dans tout autre endroit propice. Un rapide coup d’œil sur les vêtements en rentrant et une douche dans les deux heures suivant ces sorties en plein air pourraient aider à se débarrasser des éventuels vampires autostoppeurs.

Et si l’on est mordu? Il est recommandé de retirer la tique rapidement à l’aide d’un tire-tique en effectuant un mouvement circulaire pour éviter de laisser sa tête sous la peau. Désinfectez ensuite la zone, et surveillez l’apparition éventuelle de symptômes. Si vous observez une rougeur circulaire qui s’étend autour de la morsure ou si vous ressentez des symptômes tels que de la fièvre, de la fatigue, des douleurs musculaires ou articulaires, consultez rapidement un médecin. C’est la meilleure tac-tique.


Source:

www.slate.fr

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