Publié le 04/06/2026 21:25
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Qui va payer les dégâts après les débordements du match du PSG, samedi 30 mai en Ligue des champions ? Le Premier ministre réfléchi à taxer les casseurs au portefeuille en ponctionnant notamment les prestations sociales avec une philosophie : « Tu casses, tu payes pour les réparations. »
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Sur les Champs-Élysées, à Paris, un abribus vandalisé samedi 30 mai vient d’être réparé. Mais les stigmates des violences après la victoire du Paris Saint-Germain sont encore visibles. Au total, 22 abribus endommagés dans la capitale, et l’entreprise Jean-Claude Decaux, même si elle est assurée, a dû payer la facture. Une facture salée. L’an dernier, déjà, après la victoire du PSG, les dégâts étaient chiffrés à plusieurs dizaines de millions d’euros pour les assureurs.
Alors, ceux qui cassent doivent-ils payer ? Oui, sans hésitation pour ces Parisiens : « Effectivement, on casse, on paye. Ils savent ce qu’ils font, ils viennent, ils cassent. Ils ne viennent pas pour le plaisir, pour fêter une victoire »; « Tous ceux qui ont été attrapés, mis en garde à vue, prendre la note de ce qui a été cassé et puis après diviser avec ceux qui ont été attrapés. »
Dans d’autres villes aussi, comme à Niort (Deux-Sèvres), un magasin de chaussures sportives a été pris pour cible. Stéphane Celdran, patron de restaurant qui se retrouve avec une vitre brisée, estime que ça n’est pas à lui de payer : « Les 400 euros de franchise, j’aimerais au moins ne pas avoir à les payer. »
Alors, pour dissuader les responsables, Sébastien Lecornu a demandé à ses ministres de préparer des textes pour que les casseurs payent l’addition, y compris en ponctionnant leurs prestations sociales. Fermeté réaffirmée jeudi 4 mai par la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon : « Plus personne ne comprend que l’immense majorité paye pour des agissements intolérables d’une minorité. »
Mais que dit le droit ? Pour Me Elsa Marcel, avocate militante engagée à gauche, les familles défavorisées sont injustement ciblées : « Ça vise à exercer une pression à la fois un peu sécuritaire et morale sur les familles de quartier populaire, mais c’est aussi une mesure directement dirigée contre des allocations et, en fait, c’est une mesure antisociale. » Le gouvernement veut aller vite. Il va proposer de durcir les sanctions contre les casseurs avec l’examen du projet de loi Ripost, avancé à début juillet.
Source:
www.franceinfo.fr


