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"La Chine souhaiterait voir un changement, mais il n'y a aucun changement": le chef de la diplomatie américaine assure que "la plus importante vente d'armes jamais réalisée" à Taïwan n'est pas annulée

Marco Rubio a assuré que les États-Unis maintiennent leur politique de soutien militaire à Taïwan et examinent toujours une vente d’armes de 14 milliards de dollars, malgré les pressions de Pékin et les interrogations suscitées par la visite de Donald Trump en Chine.

Le secrétaire d’État des États-Unis Marco Rubio a déclaré mardi qu’un contrat massif d’armement pour Taïwan est « toujours à l’étude », affirmant que la politique des Etats-Unis à l’égard de l’île « n’a pas changé ».

« Il y a une deuxième vente en cours, qui est, je crois, celle à laquelle vous faites référence, celle de 14 milliards de dollars, et celle-ci est toujours à l’étude », a déclaré M. Rubio interrogé à ce sujet lors d’une audition devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.

« Il n’y a eu aucun changement dans la politique américaine à l’égard de Taïwan », a-t-il insisté quelques semaines après le déplacement du président américain à Pékin.

Donald Trump a dit réserver sa réponse concernant la suite des livraisons souhaitées par Taipei, affirmant après sa visite qu’il s’agaissait d' »un très bon atout de négociation » vis-à-vis de Pékin.

« Je pense qu’il est évident que la partie chinoise souhaiterait voir un changement, mais aucun changement n’a été apporté à cet égard », a ajouté M. Rubio mardi.

Il a rappelé que les Etats-Unis avaient approuvé en décembre dernier une vente d’armes de 11,1 milliards de dollars, « la plus importante vente d’armes jamais réalisée, une vente colossale pour Taïwan ».

Il s’agit en fait de la vente la plus importante depuis 2001, lorsque George W. Bush avait validé la livraison 18 milliards de dollars d’armes à Taïwan.

La même doctrine depuis 1982

Les huit contrats annoncés en décembre dernier portaient sur des systèmes de missiles Himars, des obusiers, des missiles antichars, des drones et des pièces détachées pour d’autres équipements, selon le ministère taïwanais des Affaires étrangères.

Le secrétaire par intérim de la Marine américaine, Hung Cao, avait déclaré le mois dernier que les ventes d’armes à Taïwan avaient été mises en pause.

Les Etats-Unis ne reconnaissent pas officiellement Taïwan, mais sont légalement tenus de lui fournir les moyens de se défendre. Taïwan vit sous la menace d’une attaque de la Chine, qui considère l’île comme faisant partie de son territoire et n’exclut pas de recourir à la force pour s’en emparer.

Depuis 1982, l’un des grands principes de cette stratégie américaine est notamment de ne pas « consulter » Pékin sur les ventes d’armes à Taïwan. Cette année-là, Pékin voulait alors obtenir un droit de regard, voire un contrôle, sur ces livraisons militaires. Mais l’administration de Ronald Reagan avait adopté ce qu’on appelle les « Six Assurances » envers Taïwan.

Parmi elles figure précisément l’engagement que les États-Unis ne consulteraient pas Pékin avant de vendre des armes à l’île. Cette doctrine reste encore aujourd’hui un pilier de la politique américaine.


Source:

www.bfmtv.com

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