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Top Rock Metal semaine 22 : Dimmu Borgir débarque en 3eme position

Découvrez le Top Rock & Metal mensuel, charts officiels des albums Rock & Metal en France SNEP/SCPP/OCC du mois d’avril 2026, commenté par la rédaction. A lire ou à écouter

Tame Impala domine le mois, Linkin Park place deux albums dans le top 10 et Indochine confirme sa longévité au sommet. Sur l’ensemble du mois d’avril, le classement cumulé raconte un marché partagé entre la stabilité des locomotives installées, l’offensive massive du métal extrême et la résistance inattendue des catalogues patrimoniaux. Panorama d’un mois qui a tout redistribué — sauf le podium.

Le podium d’avril : Tame Impala, Linkin Park, Indochine — le trio qui n’a pas bougé

#1 Tame Impala – Deadbeat

Kevin Parker s’impose comme l’artiste du mois. Deadbeat a occupé la première place hebdomadaire pendant trois des quatre semaines d’avril, ne cédant le sommet qu’à Indochine en ouverture du mois. Sur le classement cumulé, la domination est sans appel : Tame Impala est le numéro un d’avril. C’est la consécration d’un album de psychédélisme australien au sommet du classement rock et metal français — un positionnement qui en dit long sur la diversité du marché hexagonal.

#2 Linkin Park – From Zero

Linkin Park verrouille la deuxième place avec From Zero et place dans le même temps Papercuts au 6e rang du classement mensuel. Deux albums dans le top 10 sur un mois entier : c’est le seul groupe à réaliser cette performance en avril. La puissance du catalogue Linkin Park, combinée à l’énergie du nouveau cycle avec Emily Armstrong, crée une présence bicéphale qui écrase toute concurrence dans cette zone du classement.

#3 Indochine – Babel Babel

Indochine complète le podium. Babel Babel n’a jamais quitté le top 5 du mois, oscillant entre la première et la quatrième place selon les semaines. Sur l’ensemble d’avril, le groupe reste la troisième force du classement. Après plus d’un mois de présence ininterrompue au sommet, Indochine confirme que sa base commerciale reste l’une des plus solides du rock français.

Le top 10 mensuel : Scorpions, BMTH, Ultra Vomit et Bashung s’installent

Le haut du classement mensuel dessine un portrait fidèle du mois d’avril : un mélange de stabilité et d’irruptions ponctuelles.

#4 Scorpions – Coming Home Live

Scorpions est le groupe le plus constant d’avril. Jamais en tête, jamais loin, toujours dans le top 10 hebdomadaire. Coming Home Live occupe la 4e place mensuelle grâce à une régularité sans faille — la meilleure arme dans un classement cumulé. Le live allemand incarne un modèle de longévité commerciale.

#5 Bring Me The Horizon – L.I.V.E. in São Paulo

L’entrée la plus spectaculaire du mois. BMTH a débarqué en semaine 16 directement au 2e rang hebdomadaire avec cet album live filmé devant 50 000 personnes au Brésil. Sur le mois, le groupe britannique place trois albums au classement — Post Human: Nex Gen au 28e rang mensuel inclus. Un fait inédit en avril. La 5e place mensuelle reflète l’impact d’une entrée massive sur deux semaines de classement.

#7 Black Label Society – Engines of Demolition

L’album de Zakk Wylde n’a jamais fait les gros titres hebdomadaires, mais sa présence régulière dans le top 25 sur l’ensemble du mois lui vaut une 7e place mensuelle. C’est la récompense de la constance : pas de pic spectaculaire, mais pas de chute non plus.

#8 Ultra Vomit – Ultra Vomit et le Pouvoir de la Puissance

Ultra Vomit dans le top 10 mensuel, c’est la confirmation d’un phénomène. Le groupe nantais n’a jamais quitté le top 15 hebdomadaire d’avril, oscillant entre la 9e et la 15e place sans jamais décrocher. Le métal humoristique français a trouvé son public — et ce public ne le lâche pas.

#9 Alain Bashung – L’Album de sa Vie

Le parcours le plus imprévisible du mois. Bashung est passé du 40e au 7e rang hebdomadaire (+33 places en une semaine), puis a chuté au 28e, avant de remonter au 7e en fin de mois. Sur le classement cumulé, ces oscillations lui valent une 9e place mensuelle. L’Album de sa Vie fonctionne par vagues, avec des pics inexpliqués qui défient toute analyse commerciale classique. Disparu en 2009, Bashung continue de hanter le classement avec une régularité spectrale.

#10 Shaka Ponk – Shaka Ponk

Shaka Ponk ferme le top 10 mensuel. Le groupe français a maintenu une présence constante dans le top 12 hebdomadaire tout au long d’avril, sans jamais monter très haut ni descendre vraiment. Avec Indochine au 3e rang et Ultra Vomit au 8e, la scène française place trois artistes dans le top 10 mensuel — un score remarquable.

Les entrées marquantes du mois : Arlo Parks, BMTH, Immolation

Au-delà du top 10, le classement mensuel met en lumière les entrées qui ont pesé sur avril.

Arlo Parks s’installe au 14e rang mensuel avec Ambiguous Desire, son troisième album. Entrée à la 4e place hebdomadaire en semaine 15, la chanteuse britannique a ensuite glissé progressivement vers la 20e zone. Sur le mois cumulé, sa présence reste forte — c’est la meilleure entrée féminine d’avril et l’un des rares albums de la période à avoir résisté au schéma classique entrée/chute brutale.

Sleep Token place deux albums au classement mensuel : Even in Arcadia au 32e rang et Take Me Back to Eden au 45e. Le groupe britannique masqué est le seul, avec Linkin Park et BMTH, à occuper deux positions dans le top 50 mensuel. Sa trajectoire est atypique : pas de pic d’entrée, mais une progression lente et constante semaine après semaine. Sleep Token ne fait pas de bruit — il s’installe.

Le métal extrême : le grand vainqueur d’avril

Si le podium est resté stable, c’est dans les étages inférieurs que le mois d’avril a marqué les esprits. Le métal extrême a multiplié les entrées hebdomadaires comme jamais auparavant cette année, transformant le classement en terrain d’expression pour des genres habituellement cantonnés aux marges.

Immolation au 22e rang mensuel avec Descent — du death metal dans le top 25 cumulé sur un mois entier. Le groupe new-yorkais, formé en 1988, était entré au 6e rang hebdomadaire en semaine 16, la plus haute entrée pour du death metal pur depuis le début du classement. Le douzième album studio d’Immolation chez Nuclear Blast a confirmé que le marché français ne recule devant aucune forme de brutalité. Corrosion of Conformity au 47e rang avec Good God / Baad Man, leur double album de heavy metal sudiste — le premier en huit ans, salué par la presse spécialisée. Metal Church au 57e avec Dead to Rights. Gaerea au 97e avec Loss — le projet de black metal portugais masqué qui avait frappé à la 13e place hebdomadaire avant de s’effondrer de 78 places la semaine suivante, la chute la plus violente du mois. Lorna Shore au 92e avec I Feel the Everblack Festering Within Me, confirmant la percée commerciale du deathcore symphonique. Sunn O))) au 93e — du drone metal dans un classement commercial, un fait en soi.

Et puis Exodus au 39e rang mensuel, Lamb of God au 36e, Powerwolf au 59e — des noms qui ont traversé tout le mois avec des fortunes diverses mais une présence cumulée qui pèse. En avril, le métal extrême n’a pas simplement fait des apparitions ponctuelles : il a occupé le terrain durablement.

Les lives dominent le haut de tableau

L’autre tendance lourde d’avril est la puissance commerciale des albums live. Sur les 30 premiers du classement mensuel, au moins huit sont des enregistrements de concerts : Scorpions (#4), BMTH (#5), America (#18), Lynyrd Skynyrd (#20), Nickelback (#15), Pink Floyd at Pompeii (#30), David Gilmour (#38), The Cranberries MTV Unplugged (#34).

Le live n’est plus un sous-produit. Dans le classement français, il est devenu un format à part entière, capable de rivaliser avec les albums studio sur un mois complet. La nostalgie et l’expérience collective du concert se transforment en force commerciale durable.

La scène française en avril : quatre artistes dans le top 15

Le mois d’avril a été remarquable pour la scène française. Indochine (#3), Ultra Vomit (#8), Shaka Ponk (#10), Matmatah (#12) — quatre artistes hexagonaux dans le top 15 mensuel, c’est un score rare.

Plus bas, le classement accueille aussi Landmvrks au 40e rang, La Maison Tellier au 41e (entrée forte au 20e hebdomadaire en semaine 15, puis recul progressif), Jean-Louis Aubert au 24e, Axel Bauer au 25e, Kyo au 43e, Les Wampas au 67e, B.R.E.T.O.N.S au 72e, Marlon Magnée au 68e, Birds on a Wire au 64e, Bandit Bandit au 99e, Louise Attaque au 89e, Alcest au 96e et Rise of the Northstar au 94e. La scène française, des arènes les plus commerciales aux niches les plus pointues, est présente à tous les étages du classement.

Le cas Birds on a Wire mérite d’être souligné. Nuées Ardentes n’a jamais connu de pic d’entrée — le duo a progressé semaine après semaine, en remontant régulièrement de 20, 30, voire 40 places à chaque classement. C’est la trajectoire la plus atypique du mois : pas de fanbase massive mobilisée dès la sortie, mais un bouche-à-oreille qui ne s’essouffle pas.

Les faits marquants du mois d’avril

Plusieurs phénomènes ont marqué le mois au-delà du classement cumulé.

Le triple BMTH. En semaine 17, Bring Me The Horizon a placé trois albums simultanément dans le Top 100 hebdomadaire — un exploit inédit cette année.

Le phénomène Morrissey. Make-Up Is a Lie était 2e en mars. Il a fini le mois d’avril au 67e rang hebdomadaire, en chute libre continue. Sur le classement cumulé mensuel, il se retrouve au 60e rang — une position qui masque la violence de la trajectoire descendante.

L’opération Black Sabbath. Le groupe a placé jusqu’à quatre albums simultanément au classement hebdomadaire en début de mois, avant de se réduire à Headless Cross en fin de période (80e rang mensuel). Une opération catalogue dont l’impact a été massif mais éphémère.

Le retour de U2. Deux EP dans le classement en avril — Easter Lily au 19e rang mensuel et Days of Ash au 86e. Le groupe irlandais a prouvé qu’il pouvait exister dans le marché digital sans sortie physique, même si la chute hebdomadaire a été rapide.

Classement mensuel d’avril 2026 : que retenir ?

Le classement mensuel d’avril confirme trois tendances de fond du Top Rock & Metal français.

La première : la stabilité au sommet. Les trois premiers n’ont pas bougé. Tame Impala, Linkin Park et Indochine ont verrouillé le podium sur l’ensemble du mois, absorbant les chocs des entrées hebdomadaires sans jamais vaciller. Le classement cumulé récompense la constance, et ces trois-là n’en manquent pas.

La deuxième : la puissance du métal extrême en France. Le death metal, le thrash, le black metal, le sludge, le deathcore — tous ces sous-genres ont trouvé leur chemin dans le classement, parfois à des hauteurs inespérées. Le marché français reste l’un des territoires les plus accueillants au monde pour le métal extrême dans les classements commerciaux.

La troisième : le catalogue ne meurt jamais. Bashung, Pink Floyd, America, Black Sabbath, Iggy Pop, The Cranberries — les albums patrimoniaux et les lives historiques occupent une part considérable du classement. Le passé n’est pas un poids mort dans le Top Rock & Metal français : c’est un moteur permanent, capable de surgir à n’importe quel moment et de bousculer les hiérarchies établies.

Avril 2026 restera comme un mois d’équilibre — entre le neuf et l’ancien, entre le mainstream et l’underground, entre la France et le monde. Le classement SNEP continue de fonctionner comme le miroir le plus fidèle d’un marché rock et metal français vivant, divers et imprévisible.

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La méthodologie de ce classement officiel Top Rock & Metal

Sont éligibles au Top Rock & Metal les albums de nouveautés (commercialisés depuis moins de trois ans) des répertoires rock et metal, renseignés comme tels par le distributeur. Ce classement tient compte des ventes de supports ainsi que des exploitations numériques audio et vidéo, selon les paramètres définis par la profession et retranscrits dans les règles du top élaborées par le SNEP. Le but avoué est de « montrer la richesse et la diversité des succès musicaux qui adoptaient ces esthétiques », explique à la rédaction Alexandre Lasch, directeur général du SNEP. Un nouveau classement qui se place dans une optique déjà mise en place par l’organisme : « Nous avions déjà mis en place des classements avec le classique et le jazz. Nous avons donc voulu davantage montrer les succès du rock et du metal en France. »

La rédaction.


Source:

www.rollingstone.fr

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