
Lui-même se présentait comme un « vieux briscard ». Et de fait, il était à lui seul une caricature de la figure truculente de l’homme politique immédiatement identifiable à sa gouaille, réputé pour ses bons mots autant que pour ses colères contre ses opposants, mais aussi des pratiques parfois contestées, sans oublier une solide notoriété. André Santini est décédé la nuit dernière à l’âge de 85 ans. Il était surtout le plus ancien maire des Hauts-de-Seine, indéboulonnable à Issy-les-Moulineaux depuis 46 ans.
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A quelques mois de la fin de son deuxième mandat, forcément, les rendez-vous vont désormais se multiplier qui chacun à leur tour auront, possiblement, le goût des dernières fois. Et c’est le cas, en particulier, de cette neuvième édition du sommet Choose France, dédié aux investissements étrangers qui s’est ouvert ce matin au château de Versailles en présence de son créateur : Emmanuel Macron. Au total, près de 200 patrons étrangers sont attendus à cette grand-messe annuelle, institué comme le rendez-vous emblématique de la politique pro-business du chef de l’Etat. Et qui cette année justement promet, dit-on, d’être historique en termes d’annonces. On parle d’investissements record pour 93 milliards d’euros susceptibles de créer plus de 15.000 emplois.
Samedi dernier, l’Eglise de France a fait acte de repentance en demandant pardon à chacune des victimes d’un pédocriminel, l’abbée Houard, qui a sévi pendant des décennies (viols d’enfants, agressions sexuelles ; au catéchisme, en camp scout, pendant la messe). Et ce en toute impunité. Sauf que ce prédateur sexuel est décédé en 2012. D’où cette question : comment restaurer les personnes victimes au sein de l’Eglise, quand la justice ne peut plus rien ?L’invitée de la rédaction : Agnès Desmazières, historienne, autrice en 2024 de « Sans loi ni foi – Prêtres et violences sexuelles : au cœur du système catholique (publié chez Payot).
On connaissait, déjà, le scandale des eaux minérales en bouteille. Et que dire, à présent, de l’eau du robinet ? Dans une lettre ouverte au gouvernement, la conférence nationale des unions régionales des professionnels de santé alertent sur la menace que représente aujourd’hui la pollution de l’eau potable par les pesticides, les PFAS et les microplastiques. Un an seulement après avoir déjà mi en garde contre la bombe sanitaire que représente le cadmium omniprésent dans nos assiettes, les médecins insistent donc ici sur un nouvel « enjeu de santé publique massif » et « trop souvent minimisé ».
Jusqu’où s’arrêtera la guerre expansionniste menée par l’Etat hébreu ? Hier, non seulement l’armée israélienne s’est emparée de la forteresse de Beaufort, cette citadelle médiévale surplombant le sud du Liban, un lieu tout à la fois symbolique et stratégique car ouvrant la voie à une progression des troupes terrestres vers la région de Nabatiyé, mais parallèlement les autorités de Tel Aviv’ continuent d’étendre leurs opérations au nord du fleuve Litani. Et puis plus au Sud, à Tyr, 80 000 habitants ont été sommé de fuir leurs foyers. Ou quand la détresse de la population déplacée s’aggrave de jour en jour.Le Conseil de sécurité de l’ONU est censé se réunir en urgence aujourd’hui au sujet de cette escalade militaire. Benjamin Netanyahu veut intensifier son offensive contre le Hezbollah. Ce matin encore, le Premier ministre a ordonné à son armée de frapper la banlieue sud de la capitale Beyrouth.
Pas plus tard que la semaine dernière, les sondages donnaient le candidat de la gauche favori du premier tour de la présidentielle en Colombie. Et finalement c’est son adversaire d’extrême droite qui est arrivé en tête hier soir. A 47 ans, Abelardo de la Espriella, un avocat et homme d’affaires millionnaire, admirateur revendiqué et assumé de Donald Trump a obtenu plus de 43% des suffrages, contre un peu moins de 41 pour le sénateur, philosophe et icône de la gauche Ivan Cepeda. Ou dit autrement et au terme d’une campagne marquée par une violence des groupes armés inédite depuis dix ans, les Colombiens auront le choix entre deux solutions radicalement différente au second tour : d’un côté le maintien au pouvoir de la gauche et de sa stratégie dite de « la paix totale » qui espère obtenir par des négociations la fin des guérillas et puis de l’autre l’arrivée d’une droite dure favorable, elle, à l’usage de la force.
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