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Lever les freins financiers et psychologiques des femmes qui veulent entreprendre

L’Adie, l’association qui propose du microcrédit, se mobilise la semaine prochaine pour les femmes qui veulent créer leur entreprise mais qui n’ont pas accès aux banques.


Publié le 31/05/2026 10:00

Temps de lecture : 2min

45% des femmes ont reporté ou suspendu leur projet faute de financement, contre 29% des hommes, l’an dernier, selon Bpifrance. (EMILIJA MANEVSKA / MOMENT RF / GETTY IMAGES)

Elles s’appellent Katia, Laura, Pauline ou Ndeye. La première est tatoueuse, la deuxième crée des jardinières en bois, la troisième est menuisière, la quatrième a une épicerie de produits sénégalais. Leur point commun ? Elles ont toutes créé leur entreprise grâce à un microcrédit de l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie), de 5.000 euros en moyenne.

Car au départ, les banques ont refusé de leur prêter de l’argent, en raison de leur situation financière et personnelle. La moitié des personnes aidées par l’Adie vivent en effet sous le seuil de pauvreté, elles sont souvent sans emploi et touchent les minima sociaux.

L’an dernier, l’Association pour le droit à l’initiative économique a octroyé 31.000 microcrédits, dont 47% à des femmes. Une proportion qui ne cesse d’augmenter se réjouit Alice Rosado, la directrice adjointe de l’association. Les femmes ont autant envie d’entreprendre que les hommes, dit-elle, mais elles sont encore victimes de nombreux freins pour créer leur structure et la développer.

Sur le financement, c’est une réalité, les femmes obtiennent moins souvent un crédit bancaire que les hommes pour créer une entreprise. Quand elles font la démarche, elles demandent moins et obtiennent moins d’argent, parce qu’elles manquent de confiance en elles et qu’elles craignent de prendre trop de risque avec leur argent.

Le rapport à l’argent est d’ailleurs une vraie barrière pour les femmes, souligne Aline Rosado. Elles ont plus de mal à fixer leurs prix, et donc leur valeur, ou bien négocier avec un fournisseur. Ce qui est paradoxal, car ce sont plutôt les femmes qui gèrent les dépenses quotidiennes du foyer. Mais dès qu’il s’agit d’investissement plus lourd, on constate souvent qu’elles sont moins sereines en apparence que les hommes.

La semaine prochaine, justement, l’Adie va aller à la rencontre des femmes qui veulent entreprendre. Elle organise 600 événements, un peu partout en France, à partir de demain et jusqu’à vendredi. Avec parfois des stands sur les marchés ou des camions mobiles en zones rurales. Et beaucoup d’ateliers thématiques dans les 200 agences de l’Adie.

Les femmes pourront venir présenter leur projet ou apprendre, par exemple, le B-A BA de la micro entreprise, l’art du réseautage, et l’étude de marché ou du business plan. Elles pourront aussi se faire aider en vue de la facturation électronique.

Des ateliers en distanciel et des webconférences sont proposés pour celles qui ne peuvent pas se déplacer. Il faut s’inscrire avant sur le site internet de l’Adie.


Source:

www.franceinfo.fr

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