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"Monsieur Bolloré met en danger la liberté de penser en France" : une manifestation contre le milliardaire ultra-conservateur organisée près de L'Olympia

Jean-Luc Mélenchon, Adèle Haenel et d’autres manifestants, essentiellement issus du monde de la culture, se sont rassemblées pour s’opposer à « la bataille culturelle de l’extrême droite » et à la « mainmise » du milliardaire ultra-conservateur Vincent Bolloré sur les médias et la culture.


Publié le 30/05/2026 18:12



Mis à jour le 30/05/2026 18:25

Temps de lecture : 1min

Un manifestant brandit sa pancarte sur la place de la Bastille à Paris, le 20 mars 2025. (ERIC BRONCARD / HANS LUCAS / AFP)

Un manifestant brandit sa pancarte sur la place de la Bastille à Paris, le 20 mars 2025. (ERIC BRONCARD / HANS LUCAS / AFP)

Plusieurs dizaines de personnes, dont Jean-Luc Mélenchon, se sont rassemblées, samedi 30 mai, près de L’Olympia à Paris, à l’appel de la CGT Spectacles, pour s’opposer à « la bataille culturelle de l’extrême droite » et à la « mainmise » du milliardaire ultra-conservateur Vincent Bolloré sur les médias et la culture. La prestigieuse salle de spectacle appartient au groupe Canal+, dont Vincent Bolloré est l’actionnaire de référence.

« Monsieur Bolloré met en danger la liberté de penser en France en créant un monopole idéologique sur la presse, la culture et l’éducation, dans l’édition », a déclaré à l’AFP Jean-Luc Mélenchon, qui n’a pas pris la parole en tribune. « Si nous gagnons l’élection présidentielle » en 2027, « le trust Bolloré en entier sera démantelé », a ajouté le leader de la France insoumise (LFI), badge « Zapper Bolloré » au revers de la veste. Cela passera par « une loi anti-concentration », a renchéri la députée LFI Sarah Legrain.

Sous une chaleur écrasante, les manifestants, essentiellement issus du monde de la culture, se sont rassemblés sur la place Henri-Salvador, à côté de L’Olympia, au centre de Paris. Parmi eux figurait la comédienne Adèle Haenel, signataire mi-mai d’une tribune qui visait le milliardaire et dénonçait « l’emprise grandissante de l’extrême droite » dans le cinéma, dont Canal+ est le premier financeur en France. Au milieu d’une nuée de touristes, les discours se sont succédé sur l’estrade d’un camion aux couleurs de la CGT Spectacle, barré d’une banderole « Paris antifa ». « Ce à quoi nous assistons, c’est une entreprise de mainmise sur toute la fabrique de l’opinion publique », a de son côté accusé la députée écologiste Sophie Taillé-Polian.

Au Festival de Cannes, une tribune anti-Bolloré a déclenché une vive polémique : le président du directoire de Canal+, Maxime Saada, a menacé de ne plus financer les films des signataires. En avril, des dizaines d’écrivains ont claqué la porte de Grasset après le limogeage du PDG Olivier Nora, qu’ils imputaient à M. Bolloré.


Source:

www.franceinfo.fr

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