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Le logement, premier défi des étudiants

Alors que la première vague de résultats Parcoursup tombe le 2 juin, une autre course de fond va commencer pour des milliers d’étudiants : trouver un toit. Comment s’en sortir et quelles sont les pistes ?


Publié le 30/05/2026 15:00

Temps de lecture : 2min

Les futurs étudiants sont déjà à la recherche de leur logement indépendant. (PASCAL BONNIERE / MAXPPP)

D’abord un constat : se loger coûte de plus en plus cher. Selon le dernier observatoire du logement étudiant Locservice, le loyer moyen d’un studio est en hausse de 4% sur un an.

En moyenne, il faut compter 583 euros au niveau national pour une surface de 24 mètres carrés, avec bien sûr de fortes disparités selon les territoires. Autour de 400 euros dans les villes comme Limoges, Saint-Étienne ou Poitiers, jusqu’à 920 euros pour un loyer à Paris. L’Île-de-France centralise à elle seule un tiers de la recherche. Et l’on manque de logements.

Si l’on peut éviter les recherches désespérées fin août, c’est mieux. Le premier conseil est de se lancer le plus tôt, dès le mois de juin. Il y a les résidences universitaires du CROUS mais les places sont rapidement pourvues

Il y a aussi des plateformes spécialisées : La carte des colocs, Studapart, Whoomies, Locservices ou encore Gens de confiance qui mise sur la cooptation. Autres solutions d’hébergement, les résidences étudiantes privées de nouvelle génération type Studéa, les Estudines, Nomad Campus ou Student Factory.

Et puis, Il y a des gestionnaires de résidences sociales étudiantes, comme l’ARPEJ qui propose des logements meublés et conventionnés souvent moins chers que les prix du marché.

Pour monter son dossier, on peut utiliser la plateforme gratuite dossierfacile.fr, les aides financières auxquelles on peut prétendre sont consultables sur le site du service public. Pour ceux qui n’ont pas de garants ou souhaitent consolider leur dossier, il est possible dès le mois de juin, d’activer la garantie Visale. C’est la caution locative gratuite d’Action Logement. L’étude LocService indique que 60% des bailleurs privés déclarent faire confiance à Visale. C’est une garantie que les loyers seront payés quoi qu’il arrive.

À propos de confiance, la solidarité entre générations peut apporter des solutions. On parle de cohabitation intergénérationnelle. C’est un échange volontaire et solidaire entre deux personnes. Elle permet à quelqu’un, âgé de plus de 60 ans, de louer une partie de son logement à un étudiant ou un jeune actif de moins de 30 ans.

Il s’agit généralement d’une chambre libre dans une maison ou un appartement. La pratique est encadrée. C’est inscrit dans la loi, il y a une charte. Le senior et le jeune sont accompagnés par un organisme dédié ou une association qui met en relation et s’occupe des dossiers.

Pour aller plus loin et se renseigner : le réseau Cohabilis, ensemble2 générations, le temps pour toit ou encore le réseau Colette qui a déjà formé 2.800 binômes, et qui ambitionne d’ouvrir 1.000 chambres d’ici septembre (à Paris mais aussi Annecy, Biarritz ou Nice).

Ce mouvement solidaire ne demande qu’à se développer.


Source:

www.franceinfo.fr

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