La finale de Ligue des champions de football oppose samedi soir le Paris Saint-Germain au club londonien d’Arsenal. Parmi les supporters de l’équipe parisienne, nombre de politiques qui ont bien compris l’avantage qu’ils peuvent en tirer en termes d’image.
Publié le 30/05/2026 09:41
Temps de lecture : 2min
Les hommes politiques sont nombreux à être ou se dire supporters du PSG. Pour Gabriel Attal, cette date du 30 mai est cochée depuis longtemps dans son calendrier, mais pas seulement à cause de la finale : aussi parce qu’il organise dans l’après-midi son premier meeting de campagne. Il a donc prévu de prononcer son discours à 14h, pour que ses soutiens ne ratent pas le coup d’envoi.
Si l’ex Premier ministre assure être un fervent supporter du PSG, il n’est pas le seul : le plus célèbre reste Nicolas Sarkozy, qui ne rate pas un match depuis la tribune présidentielle du Parc des Princes. C’est un endroit où les politiques aiment être vus pour réseauter et se montrer, à l’image du député macroniste Karl Olive ou bien sûr du maire socialiste de la capitale, Emmanuel Grégoire, qui a même fait de la vente du Parc des Princes pour que le PSG continue de jouer dans son stade un argument de campagne pendant les municipales. Il regardera le match ce soir à Paris, au milieu des supporters.
D’autres personnalités ont en revanche pris leurs distances, comme Raphaël Glucksmann, à cause des polémiques autour du Qatar et de la dernière Coupe du monde de football. Certains changent même de maillot, un peu par obligation : comme Emmanuel Macron, supporter de l’Olympique de Marseille, mais chauvin quand le PSG gagne la Ligue des champions l’année dernière. L’Elysée ne précise pas si une réception des joueurs sera organisée au Palais, en cas de victoire samedi soir. Un conseiller en rigole : « Ça porte malheur. »
Au-delà d’être le club de la capitale et des paillettes, le PSG avec ses stars sur le terrain est devenu une image de marque, une structure aux ramifications mondiales, propriété de l’Emir du Qatar, richissime pays du Golfe. Un outil de diplomatie et de soft power, à l’heure où soutenir une équipe de foot donne un style, semble à la mode au point d’être devenu un attribut presque indispensable pour qui aspire à diriger le pays.
Les candidats en campagne n’hésitent plus jamais à se filmer en selfie en tribune. Le foot, sport populaire par excellence, permet aussi de toucher un électorat mixte. C’est aussi un sport fédérateur, qui colle à l’image de la France qui gagne sur fond de la métaphore d’une aventure collective. Emmanuel Macron ne s’y trompe pas : mardi, il effectuera son traditionnel déplacement à Clairefontaine pour encourager les Bleus, avant leur départ pour la Coupe du monde.
Source:
www.franceinfo.fr


