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Première édition pour "Les Naturelles de Montbard"

Si le choix de la localisation du festival s’est porté sur la commune de Montbard, en Bourgogne-Franche-Comté, ce n’est pas un hasard. C’est cette ville qui a vu naître au milieu du 18e siècle Georges-Louis Leclerc, Comte de Buffon. Essayiste et naturaliste, cette figure historique des sciences (1707-1788) est connue pour avoir diffusé et popularisé ses travaux auprès d’un large public.

Un héritage façonnant cette première édition, placée sous le parrainage de Guillaume Lecointre, zoologiste et systématicien au Muséum national d’Histoire naturelle. “Ce festival tient sa légitimité dans ses racines sur un lieu emblématique où l’histoire naturelle a connu une importante évolution au 18e siècle, notamment grâce à Buffon, explique le chercheur à Sciences et Avenir. Le parrainage du Muséum national d’Histoire naturelle est une suite logique : notre institution parisienne découle des anciens jardins médicinaux du Roi Louis XV, dont Buffon fut l’intendant pendant 49 ans. Le lien est évident, tant sur le plan historique que patrimonial ; pour preuve, les grilles du Jardin des Plantes à Paris ont été forgées à Montbard”.

Un lieu d’échange

Au-delà de l’aspect patrimonial, le festival entend être un lieu d’échange entre scientifiques et grand public. Du 5 au 7 juin, le programme est chargé : conférences, tables rondes, projections et rencontres avec des chercheurs, des médiateurs et des spécialistes de l’histoire naturelle. La médiation scientifique, c’est-à-dire cette volonté de rendre la science accessible, est donc au cœur du festival. « C’est une mission fondamentale, insiste le chercheur. Nous garantissons la fiabilité des savoirs et avons pour mission de les diffuser ».

Pour Guillaume Lecointre, la dynamique d’un festival se traduit par une expérience particulière que les conférences ne permettent pas. « Ce qu’offre un festival, c’est une forme d’immersion. On peut écouter une conférence, aller dans un atelier, prendre part à un débat. La prise de conscience a le temps de se nourrir et de maturer à travers tout ce qu’on voit et entend », explique-t-il. 

Affiche du festival les \

Graphisme : Franck Dujoux.

L’humain au centre de la nature

Le message du festival est de proposer une remise en question de notre position supposément dominante. Souvent, l’humain perçoit la nature comme une entité à part entière, et non pas comme un « tout » dans lequel il vit. « L’idée reçue à combattre, c’est de voir le monde naturel uniquement comme un ressourceur pour l’Homme », alerte le zoologiste. Dans un contexte climatique tendu, et une volonté de placer le technosolutionnisme comme remède, le festival nous invite à retrouver une humilité face à la nature. « Vous faites partie de la nature, sans elle, vous ne survivrez pas, contrairement aux apparences, conclut le chercheur, il est temps de laisser de côté l’idée que nous sommes au centre d’un monde, alors que nous n’en sommes qu’une modique partie ».

Les Naturelles de Montbard : Du 5 au 7 juin 2026, Montbard (Côte-d’Or). Inscription gratuite conseillée pour les conférences. L’inscription au banquet du samedi 6 juin est fixée à 35 € et les réservations ouvriront le 15 mai. Programme complet, billetterie et réservations disponibles en ligne.


Source:

www.sciencesetavenir.fr

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