Le premier comité interministériel de lutte contre la criminalité organisée s’est tenu vendredi. Une réunion dont Sébastien Lecornu n’est pas ressorti satisfait. Le Premier ministre a estimé que les propositions formulées par ses ministres étaient « insuffisantes ».
Publié le 29/05/2026 18:19
Mis à jour le 29/05/2026 18:33
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Une première réunion non concluante. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a réuni pour la première fois, vendredi 29 mai, le comité interministériel consacré à la lutte contre la criminalité organisée, qui « a changé de nature et de dimension », selon l’entourage du Premier ministre. Sébastien Lecornu a exigé auprès de ses ministres « un changement d’échelle de la réponse » face au narcotrafic, a fait savoir cette même source. Il a estimé que les propositions formulées par ses ministres étaient « techniques et insuffisantes ».
« Matignon va s’investir dans le dossier car cela ne saurait être seulement que le sujet du ministre de l’intérieur Laurent Nuñez et du garde des sceaux Gérald Darmanin », a ajouté le Premier ministre. Le ministre de l’Education, « Édouard Geffray, (…) sera également une partie prenante de première ligne sur ce dossier », a-t-il annoncé. Son entourage a également annoncé qu’un nouveau comité se tiendra prochainement « avec une méthode différente ».
Après des réunions d’urgence à l’Elysée, l’exécutif entend impliquer l’ensemble du gouvernement pour mener « la guerre » aux narcotrafiquants, dans un contexte de recrudescence des meurtres liés à ces trafics. En première ligne sur ce dossier, Laurent Nuñez plaide depuis plusieurs semaines pour une action plus globale. Le ministre de l’Intérieur plaide pour que cette « guerre », comme il la nomme, ne puisse pas être menée par son seul ministère.
Depuis le début de l’année, le gouvernement fait face à une succession de meurtres liés à ces trafics de drogue, avec une implication croissante de mineurs, en tant que victimes ou auteurs. L’ensemble des services compétents et les ministres présents ont ainsi souligné les « profondes mutations en cours » de la criminalité organisée, marquée par sa « mondialisation », sa « numérisation », son « rajeunissement », et sa « désinhibition ». Douze ministres étaient autour de la table, parmi lesquels Laurent Nuñez (Intérieur), Jean-Pierre Farandou (Travail), Gérald Darmanin (Justice), Edouard Geffray (Education) ou encore Jean-Noël Barrot (Affaires étrangères), ainsi que la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.
Source:
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