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Kouamé joua… et Roland-Garros s'embrasa

A retrouver dans l’émission

A la Une du vendredi 29 mai, l’abrogation du Code noir en France, la vague de chaleur inédite, facteur d’inégalités sociales, et Roland-Garros qui s’embrase après un deuxième tour totalement fou.

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Une page de plus d’un siècle et demi s’est tournée, jeudi, en France, après l’abrogation définitive du « Code noir » du droit français. The Guardian revient sur cette anomalie de « 178 ans » qui vu le texte, écrit en 1685, régissant la condition d’esclaves dans les colonies françaises, toujours présent mais plus jamais appliqué dans la législation malgré l’abolition de l’esclavage en 1848. 

France Antilles salue cet acte symbolique, marqué par un vote à l’unanimité à l’Assemblée nationale, assez rare pour être souligné. Pour Le Temps, c’est la « fin d’un vestige anachronique et raciste ». De l’autre côté de l’Atlantique, ce vote est aussi salué par une partie de la presse américaine, pays au lourd passé esclavagiste.

Avec ce vote, la France « regarde dans le miroir de son propre passé », selon Souleymane Bachir Diagne, un philosophe sénégalais, interrogé par RFI. Il y voit l’incarnation d’un pays qui ose se regarder en face, même quand il s’agit de sa face la plus sombre. Un symbole pour certains mais pour d’autres, c’est une forme de libération. A l’image de Steevy Gustave, député écologiste de l’Essonne, ému aux larmes et auteur d’un discours fort à l’Assemblée nationale se décrivant, rappelle Libération, non pas comme un descendant d’esclaves, mais comme un « descendant d’hommes libres rendus en esclavages par la France ».

Esprits qui s’échauffent

Cela ne vous aura pas échappé si vous habitez en Europe occidentale, il fait chaud, très chaud. Et cette canicule met un peu plus en lumière les inégalités sociales françaises. La Croix y consacre un large dossier intitulé « Canicule à tous les étages ». A Lyon, la vie sous ces fortes chaleurs peut être compliquée si l’on habite un immeuble défini comme une bouilloire thermique, mal isolé et pas adapté au réchauffement climatique. A 36 ans, Chloé est en forme mais passe sa journée de repos « avachie dans son canapé » à cause de la chaleur. Un peu plus bas, Anny, 87 ans, souffre davantage dans son appartement où il fait 28 degrés. Mais pour elle, impossible de déménager faute de moyens financiers

Le réchauffement climatique s’appuie sur des faits scientifiques incontestables mais malgré cela, le discours climatosceptique est toujours bien présent. Certains vont jusqu’à cibler directement des journalistes météo, rappelle Libération. Insultes, intimidations sur les réseaux sociaux, à cause, disent-ils, de leur carte trop « rouge », comprenez, indiquant trop de régions en zone canicules.

Et puisqu’on est dans la bêtise, Le Parisien met en garde sur les esprits qui s’échauffent (au sens propre) quand le mercure monte. Avec la chaleur, la tolérance baisse et l’agressivité augmente et « une bousculade anodine dans le métro à 35 degrés peut vite être vue comme une agression ». Vivement que ça s’arrête!

Kouamé prodigieux

Cette chaleur est ressentie aussi sur les terrains de tennis de Roland-Garros avec deux scénarios bien différents. A la Une de la presse italienne, comme dans le Corriere della Sera et La Stampa, s’affiche, le visage défait de l’idole du pays, Jannik Sinner, battu, à la surprise générale, au 2e tour du tournoi. « Je me suis senti mal à un moment donné », a-t-il déclaré, en conférence de presse.

Si lui ne met pas en cause la chaleur parisienne, l’analyse est différente pour le New York Times. « Plus il fait chaud, et plus Sinner devient vulnérable », indique le quotidien américain, citant en exemple l’Open d’Australie connu pour ses fortes chaleurs. Avec des températures de plus en plus écrasantes, le tennis devra s’adapter pour ne pas mettre en péril la santé des joueurs.

Autre coup de chaud, mais de toute autre nature. Moïse Kouamé fait la Une de L’Equipe, « Terre de feu », après sa victoire homérique, en 5 sets, au 2e tour du tournoi. Tant mieux pour la France mais attention à ne pas s’enflammer trop vite comme peut le faire la presse hexagonale. On a déjà vu des espoirs français se brûler les ailes par le passé.


Source:

www.france24.com

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