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Canicule : la température augmente aussi en mer, et inquiète les ostréiculteurs de l'étang de Thau

Les huitres ne peuvent pas survivre dans une eau au-delà de 30 degrés. Les producteurs se préparent à devoir s’adapter face aux fortes chaleurs de plus en plus précoces.


Publié le 27/05/2026 20:05

Temps de lecture : 1min

Parc à huîtres dans le bassin de Thau. (SYLVIE DUCHESNE / RADIO FRANCE)

Les producteurs d’huîtres retiennent leur souffle. L’épisode de chaleur qui pèse sur la France et l’Europe depuis dimanche 24 mai sonne comme un avertissement. Face à des canicules de plus en plus précoces et sévères, ils vont devoir s’adapter dans les prochaines années. Et ça va aussi changer la donne pour le consommateur.

Dans l’étang de Thau, derrière la ville de Sète, la zone de production d’huîtres est l’une des plus sensibles de France. La faible profondeur de la lagune fait très vite monter la température de l’eau. « La canicule peut amener à des problèmes d’oxygène puisque, grosso modo, à partir du moment où la température de l’eau augmente, le niveau d’oxygène y diminue. Quand il n’y en a plus, l’huître meurt », explique Franck Lagarde, chercheur à l’Ifremer, basé à Sète.

Ce phénomène appelé la malaïgue (ou « mauvaise eau ») se déclenche massivement dans une eau au-delà de 30 degrés. En 2018, il a provoqué la perte de 4 000 tonnes d’huîtres. À 24 degrés actuellement, l’étang de Thau reste sous la cote d’alerte, mais les producteurs le savent, le soulagement est provisoire. « La température de l’eau de nos bassins côtiers augmente, avec une accélération depuis 2015 », constate Franck Lagarde.

« Peut-être que des problèmes qu’on voit aujourd’hui dans la lagune de Thau apparaîtront dans d’autres bassins ostréicoles français dans un futur proche. »

Franck Lagarde, chercheur à l’Ifremer

à franceinfo

A l’avenir, les ostréiculteurs auront la possibilité de s’adapter. « Peut-être en allant plus au large, peut-être en changeant leur manière de produire. Et le consommateur devra lui aussi s’adapter, en payer cette production qui dépend complètement du milieu environnant », avance le chercher à l’Ifremer. En attendant, les producteurs d’huîtres avancent d’année en année leur planning de production.


Source:

www.franceinfo.fr

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