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Antoine Griezmann, une dernière contrariée et un rendez-vous manqué avec l'histoire en Ligue des champions

L’attaquant français, battu en demi-finale par Arsenal, a sans doute disputé le dernier match de C1 de sa carrière, mardi.


Publié le 06/05/2026 00:01

Temps de lecture : 2min

Antoine Griezmann après la demi-finale retour de Ligue des champions, le 5 mai 2026. (NEIL HALL / EPA / AFP)

Son histoire avec la Ligue des champions s’est finalement terminée à Londres, ce mardi 5 mai, aux portes de la finale. Elle s’achève donc sans titre pour Antoine Griezmann, qui quittera son club de toujours, l’Atlético de Madrid, et l’Europe cet été, pour poser ses valises sous les palmiers floridiens d’Orlando.

Battu comme « ses » Colchoneros par une équipe d’Arsenal plus entreprenante et plus disciplinée, le Français de 35 ans n’a pu renverser la table à l’Emirates Stadium, mardi soir. Le meilleur buteur de l’histoire des Colchoneros (212 buts) a bien eu quelques fulgurances, et sa capacité à jouer entre les lignes a posé des problèmes aux Gunners. Il s’est même fendu d’une frappe et aurait pu obtenir un penalty avant l’heure de jeu.

Mais il n’a finalement jamais trouvé l’étincelle sur ces 120 minutes qui ont renvoyé les Madrilènes chez eux. Une élimination logique mais particulièrement cruelle pour lui, qui ne connaîtra pas une deuxième et dernière finale de C1. En 2016, il était de ceux qui avaient subi la loi du Real Madrid de Zinédine Zidane en finale, où il avait même catapulté un pénalty sur la barre transversale dans la nuit milanaise de San Siro. « Ce n’est pas quelque chose auquel je pense tous les jours, mais chaque fois que nous parlons de la Ligue des champions avec des amis ou des coéquipiers, ce moment-là revient toujours sur le tapis, celui de 2016, le pénalty », expliquait Griezmann dans une interview à l’UEFA la semaine passée.

Gagner cette saison la Ligue des champions lui aurait permis « de panser une blessure très profonde », et « la seule façon de cicatriser réellement » de cette désillusion, disait-il avant la demi-finale retour. En 13 tentatives, jamais le Français n’aura pu poser la main sur la coupe aux grandes oreilles à l’instar d’autres immenses joueurs du XXIe siècle comme le Brésilien Ronaldo, le Suédois Zlatan Ibrahimovic ou l’Italien Gianluigi Buffon.

« C’est une légende, j’ai eu la chance de jouer avec lui en équipe de France. C’est toujours un top joueur, il nous a posé beaucoup de problèmes. Je lui souhaite le meilleur pour la fin de sa carrière. »

William Saliba

au micro de Canal+ après la demi-finale retour

S’il ne l’a pas gagnée, Antoine Griezmann a marqué de son empreinte la C1 : 119 matchs, 45 buts (et 18 passes décisives), ce qui le classe au 19e rang des meilleurs buteurs de l’histoire de la compétition. Il aura aussi été l’homme de base et la clé de voûte de l’attaque de l’Atlético de Madrid, tout autant qu’il aura été l’incarnation offensive du « Cholismo », ce style de jeu rugueux et défensif cher à son coach, Diego Simeone.

« Antoine sait à quel point je l’aime. Avec le temps, on se rendra compte que nous avons eu chez nous un génie du football, un joueur qui fait la différence, un leader, qui a toujours fait preuve de personnalité », l’avait encensé son coach avant la finale de Coupe du Roi, le 18 avril, elle aussi perdue face à la Real Sociedad (2-2, 3-4 t.a.b).

Mardi soir, il lui a de nouveau rendu un hommage appuyé, malgré la défaite. « Antoine a laissé une marque indélébile, des buts incroyables. Il sera pour toujours dans l’histoire de ce club. Pour ses derniers matchs, on lui donnera tout l’amour qu’il mérite jusqu’à son départ », a loué Diego Simeone au micro de Canal+. Il reste encore quatre matchs à Antoine Griezmann pour faire ses adieux à son club de cœur, mais sa dernière chance de titre s’est évaporée mardi soir, à l’Emirates Stadium.


Source:

www.franceinfo.fr

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