Léon XIV et Donald Trump : Marco Rubio à Rome et au Vatican pour amorcer un « dégel »

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio se rendra à Rome et au Vatican cette semaine, a annoncé dimanche 3 mai une source au sein du gouvernement italien. Cette annonce intervient quelques semaines après les critiques virulentes de Donald Trump envers le pape Léon XIV.

Marco Rubio, qui est catholique, devrait rencontrer le secrétaire d’État et numéro 2 du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, ainsi que le ministre italien des affaires étrangères, Antonio Tajani, a précisé cette source à l’AFP. Il devrait rencontrer également le ministre de la défense Guido Crosetto lors de cette visite, prévue jeudi 7 et vendredi 8 mai, selon les médias italiens.

Affrontement Trump-Léon XIV

Ces mêmes médias ont estimé dimanche que ce court séjour de Marco Rubio est destiné à amorcer un « dégel » des relations entre le Vatican et la Maison-Blanche. Depuis son élection, le 8 mai 2025, après la mort du pape François, Léon XIV critique régulièrement la répression menée par l’administration Trump contre l’immigration.

Mais c’est l’intensification de son discours antiguerre, en particulier après l’attaque américano-israélienne contre l’Iran déclenchée le 28 février, qui a déclenché l’ire de Trump. Le 7 avril, le pape avait déclaré que la menace de Trump de détruire l’Iran était « inacceptable » et il avait exhorté les Américains à exiger de leurs élus au Congrès qu’ils « œuvrent pour la paix ».

Le président américain avait ensuite fustigé Léon XIV dans un message sur les réseaux sociaux, le qualifiant de « faible » en matière de lutte contre la criminalité et de « nul en politique étrangère », ajoutant qu’il n’était pas « un grand fan » du pape.

« Je n’ai pas peur, ni de l’administration Trump, ni de m’exprimer haut et fort sur le message de l’Évangile », avait rétorqué Léon XIV, né à Chicago.

Donald Trump contre ses alliés européens

La première ministre italienne Giorgia Meloni (extrême droite) – l’une des plus proches alliées de Trump en Europe – avait de son côté jugé « inacceptables » les critiques du président américain envers le pape.

« Je suis choqué par son attitude. Je pensais qu’elle avait du courage, mais je me trompais », avait alors riposté Donald Trump dans le quotidien italien Il Corriere della Sera, accusant par ailleurs Giorgia Meloni de ne pas aider les États-Unis au sein de l’Otan.

Il a également menacé de retirer les troupes américaines d’Italie, affirmant que Rome « ne (leur) avait été d’aucune aide » dans leur guerre contre l’Iran. Il a proféré une menace similaire à l’égard de l’Espagne. Samedi 2 mai, le Pentagone a annoncé le retrait de 5 000 soldats américains d’Allemagne.


Source:

www.la-croix.com

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