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"C'est complètement honteux. On n'y arrive plus" : le gouvernement sous pression face à la hausse des prix des carburants


Publié le 03/05/2026 21:16



Mis à jour le 03/05/2026 22:36

Temps de lecture : 1min – vidéo : 2min

Le gouvernement rencontrera lundi 4 mai, de nouveau, les distributeurs de carburant, alors que la colère monte chez les automobilistes confrontés à des prix toujours élevés. Certains s’adaptent, mais d’autres sont contraints de subir.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

Le litre de carburant coûte environ 2 euros depuis maintenant deux mois. Un prix bien trop élevé pour de nombreux salariés lillois, qui se disent asphyxiés financièrement. « C’est complètement honteux. On n’y arrive plus. On est dans la catégorie sociale de personnes où on travaille, donc on n’est pas aidés. L’essence augmente, tout augmente, les salaires n’augmentent pas et on n’y arrive plus », fustige une conductrice. « On a besoin de la voiture quand même, pour le travail. Du coup, au niveau du budget des courses et tout ça, on a réduit un peu », confie un autre.

Le gouvernement, pour le moment, se refuse à toute baisse de prix directe à la pompe. Mais le Premier ministre maintient la pression sur TotalEnergies, appelant à un plafonnement généreux. Les marges de manœuvre sont serrées pour l’exécutif, qui se concentre sur des aides pour les grands rouleurs. Mais Franck Goguard, conseiller clientèle, n’y a pas droit. « 111 euros pour faire le plein, alors qu’avant, c’était 75, 80 euros maximum. J’ai l’impression d’être un peu délaissé, puisque le gouvernement a mis des aides, mais qui s’adressent vraiment à une petite partie de la population, qui est en dessous des 16 800 euros de revenus fiscaux. Moi je dépasse à peine, et je n’ai pas l’impression, pourtant, d’être un privilégié au niveau de mon salaire. Je gagne à peine plus que le SMIC », déplore-t-il.

Pour continuer de rouler, certains cherchent d’autres solutions, comme la location entre particuliers. Pour réduire la facture de son week-end à Nice (Alpes-Maritimes), Martin Achino a loué une voiture électrique : 167 euros pour trois jours, et des frais réduits. « C’est positif. J’ai rechargé deux fois le véhicule pendant la location, je que j’en ai eu pour une quinzaine d’euros au total. Versus sur une thermique, avec le prix du carburant en ce moment, je pense que j’en aurais eu pour une bonne cinquantaine d’euros au total par rapport aux kilomètres parcourus », estime-t-il.

Selon l’une des plateformes de location entre particuliers, la demande de véhicules électriques a augmenté de 75% en un an.


Source:

www.franceinfo.fr

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