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Nagui pourrait risquer "5 ans de prison et 75 000 euros d'amende" selon Gilles Verdez

L’affaire pourrait prendre une tournure judiciaire inattendue. Ce mardi 28 avril 2026, sur le plateau de Tout beau tout neuf sur W9, le chroniqueur Gilles Verdez a lâché une bombe concernant Nagui, l’animateur star de France Télévisions. S’appuyant sur les déclarations faites la veille par Charles Alloncle, rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, il a développé une argumentation juridique précise qui accablerait l’animateur de France Télévisions.

Selon lui, l’animateur de N’oubliez pas les paroles pourrait se retrouver exposé à des poursuites pénales pour faux témoignage, après que la société de production Banijay a refusé de transmettre à la commission les contrats et fiches de paie que Nagui avait promis de fournir sous serment.

Une promesse sous serment qui pourrait tout faire basculer pour Nagui

Tout commence par la venue de Charles Alloncle sur le plateau de Cyril Hanouna, lundi 27 avril, au lendemain de l’adoption, dans un vote serré, douze voix contre dix, du rapport de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Le député rapporteur a alors révélé un élément exclusif et explosif : Nagui s’était engagé, sous serment, à transmettre à la commission l’ensemble de ses contrats et fiches de paie conclus avec le service public. La société de production Banijay, dont il est co-actionnaire, devait se charger de cet envoi. 

Mais dans les derniers jours de la commission, un mail est arrivé : Banijay refusait de fournir ces documents. « Ils n’ont pas le droit de le faire », avait martelé Charles Alloncle, rappelant que le seul motif légalement recevable pour refuser de coopérer avec une commission parlementaire est le secret-défense. 

Le lendemain, ce mardi soir, Gilles Verdez a saisi cet élément à bras-le-corps pour en tirer les conséquences juridiques. Il a cité l’article 434-13 du Code pénal, qui prévoit que « le témoignage mensonger fait sous serment devant toute juridiction ou devant un officier de police judiciaire est puni de 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende ». Et d’anticiper l’objection évidente : une commission d’enquête n’est pas une juridiction. Mais la loi, dès 1958, a étendu ce dispositif aux commissions parlementaires, considérant que les parlementaires y exercent une mission de recherche de la vérité d’après le chroniqueur de TBT9. Cyril Hanouna a semblé sceptique, estimant que le bureau de l’Assemblée nationale ne saisirait pas la justice.

Un dossier loin d’être clos selon Gilles Verdez

Gilles Verdez a également balayé l’idée que la clôture de la commission mettrait Nagui à l’abri de toute suite. Maintenant que le rapport se retrouve publié, c’est le bureau de l’Assemblée nationale qui a la main, et il peut, s’il le juge nécessaire, transmettre le dossier à la justice. Or la commission d’enquête, bien qu’elle ne dispose pas elle-même de pouvoir pénal, conserve la faculté de saisir les autorités compétentes d’après le chroniqueur. L’équipe de l’émission a indiqué avoir contacté Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission, dans l’attente de sa réponse.

Charles Alloncle avait rappelé, lors de son passage lundi, que Nagui figurait parmi les animateurs-producteurs épinglés pour favoritisme dès les années 1990, aux côtés de Jean-Luc Delarue et Arthur. La commission pointait plus largement la place jugée disproportionnée des jeux télévisés sur le service public et les dérives financières, comme des nuits d’hôtel à 1 900 euros facturées aux contribuables lors du Festival de Cannes. Nagui, de son côté, n’a pas encore répondu publiquement aux accusations formulées ce mardi.

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www.public.fr

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