Les deux meilleures attaques de la Ligue des champions se défient en demi-finale aller, mardi, au Parc des Princes.
Publié le 28/04/2026 06:00
Mis à jour le 28/04/2026 09:03
Temps de lecture : 4min
Quel que soit le vainqueur de cette demi-finale entre le PSG et le Bayern Munich, il faudra encore se défaire d’Arsenal (meilleure défense de la compétition) ou de l’Atlético de Madrid (autre référence défensive depuis des années), en finale pour remporter la Ligue des champions. Une tâche loin d’être évidente. Quand bien même, la demi-finale qui s’amorce, mardi 28 avril, sur la pelouse du Parc des Princes a tous les airs d’une finale avant l’heure, entre des champions d’Europe parisiens revenus à leur meilleur niveau, et le rouleau compresseur bavarois qui impressionne l’Europe depuis le début de la saison.
Un chiffre situe l’altitude de ce sommet : 38, comme le nombre de buts inscrits par chacun des deux clubs, meilleures attaques dans cette Ligue des champions, soit 3,17 buts par match pour Munich et 2,7 buts pour Paris (qui a dû passer par les barrages, contrairement aux Munichois). Deux équipes qui marquent beaucoup, quitte à trop s’exposer, avec 14 buts encaissés pour le Bayern cette saison sur la scène européenne, 17 pour le PSG, loin d’Arsenal et ses cinq buts concédés. « Paris, c’est probablement le défi le plus difficile », a glissé Vincent Kompany, l’entraîneur bavarois. « Nous avons hâte de relever ce défi », lui a répondu son buteur Harry Kane, rappelant que les deux équipes ont « un style de jeu très similaire ».
Toujours aussi imprévisible derrière un micro, Luis Enrique a commencé par souffler le froid, samedi, après la victoire de ses remplaçants à Angers. « On est prêt » à « jouer cette demi-finale contre la meilleure équipe d’Europe. Mais nous sommes les champions en titre, et on veut le rester. » Puis le chaud, lundi, à la veille du choc face au Bayern : « En tant qu’équipe, nous sommes là [il montre le haut avec sa main], personne n’est meilleur que la nôtre ». Présent dans le dernier carré de la Ligue des champions pour la troisième année de suite – une première dans son histoire –, le PSG a pour lui la force de l’habitude. Cette dernière a permis aux Parisiens de s’imposer à Anfield, malgré la domination de Liverpool en huitièmes de finale retour.
« Il n’y a pas de match facile en Ligue des champions. Il faut souffrir pour aller au bout de cette compétition », rappelait alors Ousmane Dembélé, au micro de Canal+. Le Ballon d’or venait d’inscrire un doublé, symbole de son efficacité retrouvée au meilleur des moments, à l’image du PSG, revenu au rythme de croisière qui lui avait permis d’aller au bout de ses rêves européens il y a un an. « Aujourd’hui, on est vraiment bien physiquement, mieux qu’en début de saison. Il reste quelques matchs à jouer, il faut tout donner », a ainsi avoué Khvicha Kvaratskhelia, à la veille de la rencontre.

Pour la première fois de la saison, Luis Enrique peut compter sur un effectif au complet, avec les retours de Fabian Ruiz et Vitinha pour la réception du Bayern. « Tous les joueurs sont prêts, c’est la magie de la Ligue des champions, qui donne une énergie spéciale aux joueurs. Ils veulent tous être là », a ainsi souri l’entraîneur Espagnol du PSG, qui devrait aligner le même onze pour la troisième fois consécutive en Ligue des champions cette saison. Il pourrait notamment s’appuyer sur Khvicha Kvaratskhelia, qui adore ces rendez-vous en haute altitude (buteur lors du quart, de la demi-finale et en finale l’an passé, déjà auteur de cinq buts en matchs à élimination directe cette saison).
Pour renverser le géant bavarois, le PSG aura besoin de toutes ses forces, avant le match retour mercredi 6 mai à Munich, d’autant que le Bayern réussit historiquement peu au PSG. Les Parisiens n’ont remporté contre eux que trois de leurs 10 derniers matchs (depuis 2017), et restent d’ailleurs sur une défaite (1-2) en phase de ligue à l’automne, au Parc des Princes.
Mais les joueurs de Luis Enrique se souviennent sans doute du quart de finale victorieux lors de la Coupe du monde des clubs (2-0), de juillet 2025. Il leur faudra s’en inspirer pour renverser un Bayern toujours aussi impressionnant, tombeur du Real Madrid en quart de finale après deux démonstrations de force.
Déjà champions d’Allemagne, et finalistes de la coupe nationale pour la première fois depuis six ans, les Bavarois sont irrésistibles, à l’image de leur dernière sortie en championnat, samedi. Mené 3-0 à la pause, le Bayern Munich s’est imposé 4-3 à Mayence après avoir fait entrer ses titulaires habituels. Cette folle remontée illustre la force de frappe offensive du Rekordmeister, mené par le trio Luis Diaz – Harry Kane – Michael Olise qui a inscrit 92 des 167 buts du club cette saison, en 49 matchs. Une attaque prolifique incarnée par le Français Michael Olise, « le meilleur ailier au monde actuellement », selon Harry Kane, et même un des « favoris pour le Ballon d’or […] dès cette année », selon le Portugais Luis Figo.
Au-delà des talents individuels, Luis Enrique n’oublie pas de mentionner le chef d’orchestre bavarois, le coach Vincent Kompany. À 40 ans, l’ancien défenseur belge a reconstruit le géant bavarois en deux ans, redevenu un épouvantail sous ses ordres. « C’est un entraîneur de très haut niveau, il l’a montré en Angleterre. Il est arrivé il y a deux ans au Bayern, et on a vu dès le début la difficulté de jouer contre lui. Son équipe est l’une de celles que j’aime le plus voir », a ainsi salué Luis Enrique. Les champions d’Europe parisiens espèrent désormais devenir les premiers à conserver leur couronne depuis le Real Madrid de Zinédine Zidane, triple vainqueur, en 2016, 2017 et 2018. Avant cela, la route pour la vraie finale du 30 mai à Budapest passe par Munich, pour le PSG.
Source:
www.franceinfo.fr


