
Un nouveau Premier ministre pour l’Irak. Le président irakien Nizar Amedi a nommé, lundi 27 avril, l’homme d’affaires Ali al-Zaïdi comme Premier ministre désigné, après qu’il a été soutenu par la principale alliance chiite, à la suite du retrait de la candidature de Nouri al-Maliki sous pressions américaines.
Le président a « chargé Ali al-Zaïdi, le candidat du plus grand bloc parlementaire, de former le nouveau gouvernement », qui devra ensuite être approuvé par le Parlement, a indiqué la présidence dans un communiqué.
Le Cadre de coordination, alliance de factions chiites majoritaire au Parlement, venait d’annoncer avoir « choisi Ali al-Zaïdi » comme candidat pour le poste de Premier ministre.
Banquier et propriétaire d’une chaîne télévisée
Le Cadre de coordination a salué la position « historique et responsable » de Nouri al-Maliki, qu’il avait d’abord soutenu, et de Mohamed Chia al-Soudani, le Premier ministre par intérim, pour le retrait de leurs candidatures.
En janvier, le président américain Donald Trump avait menacé de retirer tout soutien à Bagdad si Nouri al-Maliki, ancien titulaire du poste et perçu comme proche de l’Iran voisin, revenait au pouvoir.
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Considéré comme une figure de compromis, Ali al-Zaïdi est peu connu dans les milieux politiques. Homme d’affaires, banquier et propriétaire d’une chaîne de télévision, il n’a jamais occupé de fonctions gouvernementales.
L’Irak a longtemps été un terrain de confrontation par procuration entre les États-Unis et l’Iran, les gouvernements successifs négociant un équilibre délicat entre ses deux partenaires, eux-même ennemis.
Selon les règles en vigueur, Ali al-Zaïdi a 30 jours pour former un gouvernement, avant un vote du Parlement pour son entrée en fonction.
Avec AFP
Source:
www.france24.com


