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Alors que l’impasse diplomatique persiste entre Washington et Téhéran, une rumeur affirme que le président américain aurait tenté d’activer les codes nucléaires avant d’en être empêché par le Général Dan Caine. Il n’existe aucune preuve d’une telle altercation entre Donald Trump et son chef d’état-major des armées. L’initiateur de la rumeur a lui-même admis sur son blog « ne pas savoir si cela est vrai ». Cet intox interroge néanmoins : qui pourrait s’opposer à un tel ordre présidentiel ?
Tout part d’une déclaration dans un podcast animé par un ancien juge aux positions plutôt anti-Trump. Son invité, Larry Johnson, est un ancien analyste de la CIA dont la carrière remonte à plusieurs décennies. Il affirme que le président américain aurait perdu son sang-froid samedi dernier, au point de tenter d’activer les codes nucléaires pour bombarder l’Iran. Selon ce récit, c’est son propre chef d’état-major des armées, le général Dan Caine, qui aurait dû intervenir pour l’en empêcher.
Pour donner du crédit à cette thèse, des images du général Caine sortant tête baissée de la Maison Blanche ont circulé comme étant la preuve d’une confrontation houleuse. S’il est vrai qu’un conseil exceptionnel de sécurité s’est tenu samedi à l’approche de négociations avec l’Iran au Pakistan, aucun média de référence n’a confirmé la moindre altercation. Et Larry Johnson a lui-même admis sur son blog ne disposer d’aucune preuve, tout en se notant la viralité de son analyse.
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Peut-on refuser un ordre du « Commander-in-Chief » ?
En tant que commandant en chef, le président américain dispose de l’autorité exclusive sur l’usage des armes nucléaires. Ni le Congrès, ni l’état-major ne peuvent s’opposer à un ordre présidentiel de cette nature. Quant au chef d’état-major des armées, il ne fait même pas partie de la chaîne de décision opérationnelle.
Cependant, entre cette décision et la mise à feu, une longue chaîne humaine entre en jeu. Des officiers pourraient décider de s’opposer à un ordre s’ils le jugent manifestement illégal car l’exécuter les exposerait eux-mêmes à des sanctions pénales internationales pour crime de guerre. Pour certains experts juridiques, lancer une arme atomique serait automatiquement contraire au droit humanitaire international ou aux Conventions de Genève. Il n’y aurait donc pas un droit mais un devoir de s’opposer.
Des tensions entre Donald Trump et Dan Caine ?
Si l’incident des codes nucléaires n’est pas prouvé, il n’en reste pas moins que les incompréhensions entre Donald Trump et certains de ses chefs militaires sont désormais apparentes. La mission du Général Caine est de conseiller le président de manière apolitique et sans jamais donner son opinion personnelle. Depuis sa prise de fonction en avril 2025, il a fait profil bas sans jamais critiquer le chef de l’Etat.
Mais en février dernier, alors que le président affirmait que son général lui avait promis une « victoire facile » en Iran, des sources proches du Pentagone ont immédiatement rectifié le tir dans la presse, précisant que Caine avait au contraire alerté sur les potentiels coûts humains et l’épuisement des stocks d’armes qu’une telle offensive provoquerait.
Des accusations de purge au sein de l’armée
Le limogeage récent et sans explication du chef d’état-major de l’armée de terre Randy George a été perçu par de nombreux observateurs comme le signal d’une « purge » au sein des forces armées. Le communiqué de Dan Caine remerciant le général pour ses années de services a alors été interprété par certains comme une forme de désapprobation silencieuse envers la Maison Blanche.
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Enfin, le Wall Street Journal a révélé qu’après la disparition de deux pilotes américains lors du week-end de Pâques, Donald Trump aurait été si emporté par la colère que ses conseillers auraient préféré le tenir physiquement à l’écart de la salle de suivi des opérations. Une scène minimisée par la porte-parole de la présidence, qui assure que le chef de l’État est resté « le leader solide dont le pays a besoin ».
Source:
www.france24.com


