Publié le 19/04/2026 21:06
Mis à jour le 19/04/2026 21:07
Temps de lecture : 2min – vidéo : 3min
Alors que le coût de la vie ne cesse d’augmenter, les Français ont de plus en plus de mal à mettre de côté chaque mois. Ils ne seraient que quatre sur dix à y parvenir.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
À Dourdan, dans l’Essonne, c’est une question que se pose avec anxiété une partie des 11 000 habitants avec la crise : restera-t-il de l’argent à la fin du mois ? Si oui, où mettre ce bas de laine durement gagné ? À quel point l’épargne est-elle une préoccupation dans les yeux des Français ?
Devant les douves du château, c’est jour de marché. Alors qu’il achète des fruits, nous rencontrons Quentin, chargé de projet dans l’électronique, avec ses enfants. Faire attention, calculer le prix des fraises pour essayer, tant bien que mal, de mettre des noisettes de côté. « Ça devient compliqué de mettre de côté avec tout qui augmente et tout ça. Il y a les vacances qui vont arriver. Il y a le prix du carburant aussi. On va dire que j’arrive à mettre 200 euros de côté par mois. Et il y a un an ou deux, c’était 300 à 500 euros », détaille-t-il.
Seuls quatre Français sur dix parviennent à épargner chaque mois. Aujourd’hui, deux amies, salariées dans la petite enfance et l’informatique, n’y arrivent pas toujours. « Je met moins de côté qu’avant. La vie est beaucoup plus chère », affirme l’une d’elles. « Je pense que si on doublait nos salaires, on se poserait plus de questions », ironise l’autre. Pas simple d’épargner, surtout avec les dépenses des enfants.
Et quand un petit pécule est enfin mis de côté, où le placer ? Le taux du livret A dégringole. Alors, à Dourdan, beaucoup vont à la banque pour trouver un meilleur placement. Une retraitée laissera 9 000 euros sur son livret A. Pour le reste de ses économies, c’est l’assurance vie. Devant une autre agence bancaire, nous rencontrons Franck Sadalian. Il a décidé de mettre toutes ses économies dans l’immobilier. Le commercial visite une petite maison en vente qu’il pourrait mettre ensuite en location et toucher un loyer. Un placement qui le rassure dans l’optique de sa retraite : « J’ai 57 ans, donc les investissements que je fais, c’est par rapport à ça, pour avoir un complément à la retraite ». Malgré la crise, nous sommes parmi les plus gros épargnants d’Europe, derrière l’Allemagne. Dans les yeux des Français, plus fourmis que cigales.
Source:
www.franceinfo.fr


