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Avec « Satyagraha », Philip Glass fait une entrée fracassante au répertoire de l’Opéra de Paris

Prégénérale de « Satyagraha », de Philip Glass, mis en scène par Bobbi Jene Smith et Or Schraiber, à l’Opéra Garnier, à Paris, le 4 avril 2026.

L’âge de Glass : alors que Les Enfants terribles viennent de se déchirer à l’Opéra de Lille, que l’intégrale des Etudes pour piano, récemment parue chez InFiné sous les doigts de Vanessa Wagner, a déchaîné les passions, Satyagraha, troisième opéra du compositeur américain Philip Glass, faisait, vendredi 10 avril, son entrée au répertoire de l’Opéra de Paris. Tardivement ? Certes, puisque quarante-six ans après la création en 1980 et à deux doigts d’une première française que lui a volée l’Opéra de Nice en octobre 2025. Reste que le vieux monsieur de 89 ans, venu saluer sur le plateau à la fin du spectacle, a remporté la plus vive des ovations.

Composé entre le mythique Einstein on the Beach (1976), occupé par le sujet scientifique, et Akhnaten (1984), qui traite de la question religieuse, le deuxième des opéras de la « trilogie des hommes visionnaires » ayant marqué et transformé le monde par leurs idées convoque, au travers de la figure de Mohandas Karamchand Gandhi (1869-1948), apôtre de la non-violence, le domaine politique. Lui sont associés, au fil des trois actes de Satyagraha (« force de la vérité »), le romancier russe Léon Tolstoï, le poète indien Rabindranath Tagore, dont Gandhi connaissait les textes pacifistes, et le pasteur américain Martin Luther King.

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Source:

www.lemonde.fr

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