« Maintenant, il est temps d’arrêter de parler et de commencer à agir. » Joint par visioconférence, d’Ulefoss, ancien village minier de 2 000 habitants dans le sud de la Norvège, Alf Reistad trépigne. Le patron de Rare Earths Norway (REN) a pourtant de quoi se réjouir : rendues publiques début mars, de nouvelles estimations indiquent que le gisement Fensfeltet, à 150 kilomètres au sud-ouest d’Oslo, pour lequel sa société dispose d’un permis d’extraction, recèlerait 80 % de terres rares de plus que ce que les premiers chiffres montraient, confirmant qu’il s’agit bien là de la plus grosse réserve de ces métaux en Europe.
Mais, à Ulefoss, Alf Reistad avertit : à moins que les autorités norvégiennes, la Commission européenne et les Etats membres de l’Union européenne (UE) se mobilisent, ces ressources, pourtant considérées comme des matières premières critiques par Bruxelles, pourraient bien ne jamais voir le jour. « Elles sont enfouies dans un ancien volcan endormi depuis 580 millions d’années et y resteront si on ne fait pas de leur extraction une priorité et qu’on ne met pas en place un système de mitigation des risques financiers », affirme le Norvégien, appelant à un sursaut des Européens.
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Source:
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