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Au procès des chefs présumés de la DZ mafia, les dénégations d’Amine Oualane et de Karim Harrat

« J’ai jamais greffé quelqu’un à quelqu’un, je suis pas un chirurgien pour greffer des gens. » Amine Oualane a l’art de la formule, à l’heure de clamer son innocence. Il assure qu’il n’a pas joué un double jeu en « collant » son ami d’enfance Gabriel Ory à Farid Tir, l’une des victimes du double assassinat commis en août 2019 dans la chambre d’un hôtel Formule 1 près de Marseille. On était alors bien avant la DZ Mafia, dont on prête à « Mamine » d’être un père fondateur en 2023.

L’accusation décrit le rôle qu’il aurait joué depuis la prison comme une mise en contact de Gabriel Ory avec la victime, dans l’idée de mieux trahir ce narcotrafiquant, très méfiant depuis sa sortie de prison en 2018. Amine Oualane est accusé de les avoir « greffés » en somme, pour mieux atteindre la cible.

Des six accusés du procès, « Mamine » est le seul à ne pas encourir la réclusion criminelle à perpétuité mais vingt ans pour une accusation d’association de malfaiteurs en récidive. Il veut convaincre qu’il n’a « rien à voir, ni de près ni de loin, ni de très loin, ni de très très loin » avec ce double assassinat au cœur du procès qui se tient devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône.

En à peine un tour d’horloge, la cour balaie les éléments à charge. La présidente pioche dans le dossier la retranscription d’écoutes téléphoniques entre le frère du gérant d’un « plan stups » assassiné à Marseille et Maeva Ghennam, une influenceuse installée à Dubaï, aux Emirats arabes unis. « Putain, ce gros fils de pute de Mamine, il est parti tuer » Farid Tir, explique Maeva Ghennam à son interlocuteur. L’accusé oppose aussitôt son joker. « Je suis en prison au moment des faits », rétorque-t-il à la présidente. Et d’ajouter que, lors de cette conversation, Maeva Ghennam a elle-même reconnu qu’« elle était bourrée ».

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Dans le box, « Mamine » dit ne connaître que son ami Gaby Ory, aucun autre des accusés et surtout pas Karim Harrat, auquel l’accusation prête un surnom – « Le Rent » – et le rôle de commanditaire, d’organisateur et de financier du double assassinat du Formule 1.

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Source:

www.lemonde.fr

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