Une adolescente âgée de 15 ans a été agressée à coups de couteau, vendredi 10 avril, par un autre élève de son lycée à Ancenis (Loire-Atlantique), entre Nantes et Angers, avant d’être hospitalisée, a annoncé la préfecture de Loire-Atlantique, qui évoque un « différend personnel » comme origine de l’attaque.
La victime, élève en classe de 2de au lycée Joubert-Emilien Maillard, a été prise en charge « consciente ». Son pronostic vital n’est pas engagé, a déclaré la préfecture dans un second temps.
La victime a reçu deux coups de couteau au ventre et à la cuisse portés par un garçon lui aussi âgé de 15 ans, a rapporté le procureur de Nantes, Antoine Leroy, évoquant « une certaine préméditation ». Outre l’arme utilisée, « plusieurs autres couteaux [ont] également [été] découverts dans le sac du mis en cause », a-t-il ajouté. Une enquête a été ouverte pour « tentative d’assassinat », a également annoncé le procureur.
Cellule médico-psychologique
L’agresseur présumé a été « isolé par le personnel enseignant de l’établissement dans un local, avant d’être interpellé et placé en garde à vue par la gendarmerie », selon la préfecture de Loire-Atlantique.
A la suite de l’agression, qui a eu lieu à 13 h 50, « l’ensemble des élèves a été confiné » en attendant la sécurisation complète de l’établissement par les gendarmes, et un « poste de commandement » a été ouvert au sein du lycée. « J’ai été confinée dans le gymnase pendant une heure ou une heure et demie. Il y a eu une alerte intrusion, c’était très angoissant », a témoigné auprès de l’Agence France-Presse (AFP) une élève de 1re, âgée de 17 ans.
Plusieurs dizaines d’élèves se trouvaient, vendredi après-midi, devant la grille du lycée, gardée par plusieurs gendarmes et policiers municipaux, selon l’AFP. La gestion de l’événement mobilise « 20 militaires et 12 sapeurs-pompiers », et une cellule d’urgence médico-psychologique a été mise en place sur site, « pour le soutien psychologique des témoins, des impliqués et des proches ». Un numéro d’appel à destination des élèves sera également mis en place par le rectorat « dès ce week-end », selon la préfecture.
Source:
www.lemonde.fr


