Six semaines après le début de la guerre au Moyen-Orient, à l’origine de la plus sévère crise énergétique en France depuis les chocs pétroliers de 1973 et 1979, le premier ministre, Sébastien Lecornu, s’est adressé aux Français, vendredi 10 avril en fin de journée.
« Le problème est simple, tant que nous dépendrons du pétrole et du gaz, nous continuerons de payer le prix des guerres des autres », a-t-il déclaré lors d’une allocution télévisée sur le perron de Matignon. Aussi la France va-t-elle doubler le soutien à l’électrification du pays, qui passera de 5,5 milliards d’euros à 10 milliards d’euros par an d’ici à 2030, a annoncé le chef du gouvernement.
Sébastien Lecornu, qui faisait jusqu’ici le dos rond alors que les prix de l’essence s’envolaient et que l’exaspération des Français montait, ne propose ni solution miracle, ni réponse à court terme. L’époque où, face à la crise des « gilets jaunes », en 2018, ou celle du Covid-19, en 2020-2021, les gouvernements d’Emmanuel Macron distribuaient les aides, « quoi qu’il en coûte », est révolue. Le premier ministre critique « les dispositifs trop généraux, trop coûteux, qui créent bien souvent des effets d’aubaine et même parfois des rentes, sans pour autant résoudre les problèmes sur le fond ». Seules des aides ciblées et limitées dans le temps ont été avancées à la fin du mois de mars, en faveur des petites entreprises du transport routier, des pêcheurs et des agriculteurs.
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Source:
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