L’inflation aux États-Unis s’élève à 0,9% sur le seul mois de mars, sous l’effet d’une flambée de 10,9% des coûts de l’énergie, soit la plus forte hausse depuis 2005.
S’il subsistait encore des incertitudes quant à l’impact de la guerre en Iran sur l’inflation, les données du Bureau of Labor Statistics les dissipent. L’inflation fait un bond aux États-Unis. Les prix américains ont progressé de 3,3% sur un an en mars, un chiffre bien plus élevé que lors de la dernière mesure en février où l’inflation s’élevait à 2,4%.
Sur le seul mois de mars, l’indice des prix à la consommation a progressé de 0,9 % sur un mois, portant le taux d’inflation annuel à 3,3 %, sous l’effet d’une flambée de 10,9% des coûts de l’énergie, soit la plus forte hausse depuis 2005.
Les États-Unis paient ainsi les conséquences de l’explosion des prix de l’énergie, après leur attaque sur l’Iran, l’élargissement du conflit au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième du pétrole mondial.
La hausse des prix de l’énergie apparaît particulièrement marquée lorsqu’on observe la composition du panier énergétique. Le fioul enregistre une augmentation spectaculaire de 30%, tandis que les prix due l’essence bondissent de 21%. Ces évolutions illustrent clairement l’ampleur du choc énergétique en cours, largement lié au contexte géopolitique.
Cette tension se reflète également dans d’autres secteurs dépendants de l’énergie. Les tarifs aériens ont ainsi progressé de 2,7% sur le mois, contre une hausse de 1,4% en février. Cette accélération traduit la répercussion rapide de la hausse des coûts énergétiques sur les services, en particulier dans les transports.
Une inflation hors prix de l’énergie qui reste maîtrisée
Cependant, si l’on exclut l’alimentation et l’énergie, l’inflation sous-jacente a progressé plus modérément : elle n’a augmenté que de 0,2 % sur le mois et de 2,6 % sur un an, soit 0,1 point de moins que prévu, ce qui montre qu’elle était mieux contenue.
Cette inflation sous-jacente qui reste faible est une bonne nouvelle pour l’économie américiane. Cela veut dire que le hausse des prix de l’énergie n’est pas encore contagieuse et ne s’est pas répercutée sur l’ensemble des produits pour l’instant. Mais ça ne saurait tarder.
« Le choc des prix de l’énergie mettra plusieurs mois à se répercuter sur les autres secteurs de l’économie », estime Samuel Tombs, économiste en chef pour les États-Unis chez Pantheon Macroeconomics, auprès de CNN.
« Les prix des biens ne changeront pas immédiatement, mais après trois à six mois, les variations des prix de l’énergie se répercutent généralement sur les consommateurs » ajoute-t-il.
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