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« Les déboires de Maisons du Monde illustrent les difficultés structurelles du secteur de l’ameublement »

Des coussins, des salons de jardin, des bougies : les rayons de Maisons du monde regorgent de propositions pour égayer chambre ou patio. Et pour ceux qui voudraient meubler aussi leur portefeuille d’investissement, l’enseigne de décoration elle-même est à vendre.

Maisons du monde, qui compte plus de 300 magasins et employait, fin 2024, près de 7 000 personnes à travers le monde (dont 4 000 en France), a annoncé, jeudi 9 avril, rechercher une « solution d’adossement auprès de tiers investisseurs et industriels, permettant d’assurer la continuité de son activité », faute d’avoir réussi à trouver un accord avec ses créanciers. Ces discussions, qui ont pris la forme d’une procédure de conciliation depuis janvier, visent à restructurer la dette du distributeur et à trouver des liquidités afin de faire tourner la boutique.

Maisons du monde doit faire face à l’échéance de remboursement d’un crédit syndiqué de 25 millions d’euros, le 22 avril. Jeudi, son cours de Bourse a chuté de près de 29 %, valorisant l’enseigne à 31 millions d’euros. Créé en 1996 à Brest (Finistère) par l’entrepreneur Xavier Marie, le roi des tapis et des canapés avait été acquis par des fonds d’investissement avant de faire son entrée sur le parquet boursier, en 2016, sur la base d’une capitalisation de 769 millions d’euros. Il a pesé jusqu’à 1,7 milliard d’euros en 2018. Encore un exemple de financiarisation d’un commerçant qui a mal tourné.

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Source:

www.lemonde.fr

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