Avec sa voix solaire et son univers inclassable, Luiza s’est imposée dans le paysage musical francophone sans passer par la case télé-crochet. Son titre Soleil bleu, fruit d’une collaboration avec le duo Bleu Soleil, l’a révélée au grand public, lui offrant une notoriété qu’elle a construite à sa propre manière, loin des projecteurs des émissions de divertissement.
Aujourd’hui, elle franchit un nouveau cap avec la sortie de son premier album éponyme, Luiza, porté par le single Jet Lag. Un projet qui se veut le reflet fidèle d’une identité artistique forgée entre la France, le Brésil et La Réunion, où elle a vécu jusqu’en 2019. Au micro de Benjamin Maréchal dans le Bel RTL, la chanteuse se confie sans détour sur ses choix, ses refus et la genèse d’une chanson devenue tube.
Quand Luiza a dit non à The Voice
Dans un milieu musical où de nombreux artistes émergents cherchent à se faire remarquer grâce aux émissions de télé-crochet, Luiza a choisi une voie radicalement différente, non par manque d’opportunité, mais par conviction profonde.
Chez nos confrères belges, elle révèle en effet avoir reçu une proposition des équipes de The Voice alors qu’elle résidait encore à La Réunion. L’équipe de l’émission avait repéré l’une de ses vidéos en ligne et l’avait approchée directement comme cela peut souvent arriver pour certains candidats.
La première réaction de la chanteuse ? Savoir ce que l’on gagne réellement à l’issue de l’aventure. La réponse qu’elle obtient ? Rien d’autre qu’une éventuelle signature en label. Elle décline alors l’invitation, pas convaincu des opportunités que pourrait lui offrir une éventuelle participation.
Mais au-delà de l’aspect financier, c’est une question d’identité artistique qui motive son refus. Luiza ne voulait pas être réduite à une étiquette, celle de « candidate de The Voice » ou de « chanteuse de la Star Academy », comme elle l’explique elle-même. Ces émissions, aussi populaires soient-elles, tendent à associer durablement un artiste à leur image de marque, au risque d’éclipser sa propre singularité. Pour une artiste qui revendique un style qu’elle décrit avec humour comme « electropical » ou « triphopical », cette mise en boîte était tout simplement inenvisageable. Préserver sa liberté créative valait bien de renoncer à une vitrine nationale.
Un tube né dans l’artisanat et la fierté
Ce refus assumé n’a pas freiné Luiza, bien au contraire. Soleil bleu, sa collaboration avec le duo Bleu Soleil, prouve qu’un succès peut naître avec peu de moyens, mais beaucoup d’instinct. Le morceau a été enregistré dans des conditions particulièrement modestes : les protagonistes avaient mis vingt euros chacun pour louer un micro. Un détail qui fait sourire, mais qui dit beaucoup sur l’état d’esprit qui régnait lors de cette session.
C’est d’ailleurs au moment où elle a trouvé le refrain que Luiza a su qu’elle tenait quelque chose de solide. « Quand je l’ai trouvé, je me suis dit : il est bien, je tiens un truc. J’étais fière de moi », explique-t-elle.
Ce sentiment-là, aucune émission de télévision n’aurait pu le lui offrir à sa place. Aujourd’hui, forte de ce premier album, elle part à la rencontre de son public sur scène, avec notamment des dates aux Francofolies d’Esch-sur-Alzette le 14 juin, au festival Esperanzah ! à Floreffe le 1er août, et à la Madeleine le 1er octobre. L’occasion de vivre en direct cet univers entre douceur et électricité, que Luiza a mis des années à construire, à sa façon.
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