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L'avocat de Rima Hassan annonce le classement sans suite de l'enquête sur un "prétendu" produit stupéfiant découvert pendant la garde à vue de l'eurodéputée

« Le scellé ayant fait l’objet de la fuite abusivement présenté comme contenant de la ‘3-MMC’ ne contient en réalité aucun produit stupéfiant », a réaffirmé jeudi Vincent Brengarth. Une information confirmée à franceinfo par le parquet de Paris.


Publié le 09/04/2026 14:52



Mis à jour le 09/04/2026 15:03

Temps de lecture : 3min

Rima Hassan et son avocat, Vincent Brengarth, lors d’une conférence de presse, le 3 avril 2026 à Paris. (NICOLAS RONGIER / HANS LUCAS / AFP)

La procédure concernant « la prétendue découverte d’un produit stupéfiant » dans les affaires de Rima Hassan lors de sa garde à vue il y a une semaine a été classée « sans suite », a annoncé jeudi 9 avril l’avocat de l’eurodéputée La France insoumise, Vincent Brengarth. Une information confirmée à franceinfo par le parquet de Paris. Cette décision « vient mettre un terme définitif à la diffusion, depuis plusieurs jours, de fausses informations portant gravement atteinte à la réputation de Rima Hassan, ainsi qu’à la formation politique à laquelle elle appartient », souligne le conseil de la parlementaire LFI.

Vincent Brengarth réaffirme que « le scellé ayant fait l’objet de la fuite abusivement présenté comme contenant de la ‘3-MMC’ ne contient en réalité aucun produit stupéfiant ». L’avocat de l’eurodéputée a également ajouté qu’elle a « toujours été catégorique sur le fait qu’il s’agissait d’un achat à usage médical parfaitement légal ». La France insoumise, le parti de Rima Hassan, a réagi dans un communiqué, déplorant « le caractère totalement infondé des lourdes accusations qui ont été largement diffusées, à partir de fuites illégales et mensongères, sur la quasi-totalité des médias français ».

Le 2 avril, Rima Hassan avait été convoquée et placée en garde à vue, ce dont la presse s’était fait l’écho. A son issue, le parquet avait déclaré qu’elle serait jugée pour apologie du terrorisme, pour l’un de ses posts sur X. La presse avait évoqué, de source proche du dossier, la découverte de « quelques grammes » d’une drogue de synthèse dans le sac de l’élue de 33 ans.

Mais cette information n’a pas été corroborée par le ministère public à l’issue de la garde à vue, qui précisait alors qu’il fallait attendre les résultats « d’analyses complémentaires » du produit pour se prononcer. Les « fuites nombreuses observées dans la presse apparaissent dès lors d’autant plus indignes et lourdes de conséquences », pointe l’avocat de l’eurodéputée.

A ses yeux, « il ne s’agit pas d’un simple classement sans suite mais d’une situation d’une extraordinaire gravité ». La « divulgation de fausses informations dans le cadre de la procédure vient en effet confirmer l’existence de procédés déloyaux et illégaux, en fait des manipulations, visant délibérément à nuire à Rima Hassan : les autorités doivent en tirer toutes les conséquences », a insisté Vincent Brengarth.


Source:

www.franceinfo.fr

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