Ils ont eu un mois pour tout imprimer : les tirages de 70 photographies et le fanzine de 40 pages. Des délais express qui n’enlèvent rien à la qualité du résultat : c’est la magie de la risographie, technique d’impression qui a le vent en poupe. L’artiste Johny Pitts ne tarit pas d’éloges sur l’atelier Quintal, avec qui il a collaboré pour son exposition « Black Bricolage » à la Maison européenne de la photographie (MEP), ouverte le 10 avril.
A une semaine du vernissage, il passe ses journées dans la fourmillante fabrique du 20e arrondissement. Avec la petite équipe, il peaufine les tirages, corrige les chromies, s’extasie devant les erreurs provoquées par les machines. « La riso colle bien avec sa pratique de photographe, raconte Oscar Ginter, graphiste qui a fondé Quintal en 2017. Il apprécie les aléas de cette technique complètement analogique, le grain, les décalages d’encrage, alors que le plus souvent, les photographes cherchent des tirages “parfaits”. »
En quelques années, Quintal est devenu la référence de la risographie à Paris. Leurs machines ont l’allure de grosses imprimantes. Mais leur fonctionnement n’a rien à voir. « L’un des avantages, c’est que cela coûte moins cher qu’un artisanat comme la lithographie. A l’origine, c’est vraiment destiné à produire des éphémères, sur des papiers pauvres. »
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Source:
www.lemonde.fr


