Un jeune homme a été interpellé mercredi soir après avoir tenté de mettre le feu à la devanture d’une clinique de médecine esthétique, rue Léon Jost, dans le XVIIe arrondissement de Paris. Selon une source policière, il s’agissait de la deuxième tentative d’incendie volontaire en moins de 24 heures visant le même établissement.
La veille, dans la nuit du 7 au 8 avril, aux alentours de 23 heures, les pompiers étaient intervenus sur place après qu’un liquide inflammable avait été déversé sur la façade du centre de soins.
L’auteur inconnu de cette atteinte nocturne est toujours en fuite. Si les dégâts matériels étaient restés limités et qu’aucun blessé n’était à déplorer, l’incident avait immédiatement alerté les enquêteurs : le commerce avait déjà été visé, deux semaines auparavant, par un jet de cocktail Molotov. Plusieurs mains courantes avaient par ailleurs été déposées pour des menaces émanant d’une ancienne patiente, selon une autre source.
Un suspect interpellé
Mercredi, à 18h15, l’histoire se répète. En pleine journée, un « autre individu » est surpris en flagrant délit alors qu’il répand un liquide inflammable devant l’établissement et s’apprête à y mettre feu à l’aide d’une bouteille en verre dotée d’une mèche. Des passants le maîtrisent avant l’arrivée des forces de l’ordre. La brigade anti-criminalité (BAC) du XVIIe interpelle le suspect rapidement.
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L’auteur présumé, dont l’âge exact n’est pas encore connu, est placé en garde à vue. Les faits ont été intégralement captés par les caméras de surveillance de la clinique, ainsi que par un témoin présent sur place. « J’ai entendu des bruits de fracas, alors j’ai ouvert ma fenêtre et j’ai vu un jeune allumer une bouteille d’alcool, et la devanture de la clinique en flamme », explique-t-il. Le laboratoire central de la préfecture de police a été dépêché sur les lieux pour procéder aux analyses.
Sur place, les commerçants voisins s’interrogent. « Je ne sais pas pourquoi ils font ça, ni ce qu’ils cherchent à faire, mais je pense qu’ils ne le savent pas eux-mêmes. C’est peut-être par jalousie, estime l’une d’entre eux. Nous, ce sont nos amis, donc ça nous peine à chaque fois, parce que ça les empêche de travailler. C’est ridicule de faire ça. »
Ce jeudi 9 avril, les brûlures sur le volet métallique, et les traces de poudre blanche d’extincteur, marquent toujours la zone. Devant l’entrée de la clinique, un homme surveille désormais les allées et venues.
Contactée, la clinique n’a pas souhaité répondre à nos questions. L’enquête a été confiée à la Section d’Aide aux Investigations de la Police (SAIP) du XVIIe arrondissement.
Source:
www.leparisien.fr


