Donald Trump a accepté de reculer devant l’abîme. La journée du mardi 7 avril a représenté un tournant dans la guerre en Iran, dont il est impossible d’anticiper les conséquences. Le matin, le président américain employait un langage génocidaire, promettant à l’Iran l’extinction de sa civilisation. Le soir, moins d’une heure et demie avant l’expiration de son ultimatum au régime, il publiait un message sur son réseau Truth Social pour annoncer un cessez-le-feu de deux semaines, en s’appuyant sur une médiation du Pakistan. Donald Trump acceptait de « suspendre le bombardement et l’attaque contre l’Iran » en échange de « l’ouverture complète, immédiate et sûre du détroit d’Ormuz ». Le magnat renonçait – temporairement ? – à sa menace de destruction des infrastructures civiles, à commencer par les ponts et les centrales électriques.
« La raison d’agir ainsi est que nous avons déjà atteint et dépassé tous les objectifs militaires, et que nous sommes très avancés sur la voie d’un accord définitif concernant une paix durable avec l’Iran, ainsi que la paix au Moyen-Orient, assurait Donald Trump. Nous avons reçu une proposition en dix points de l’Iran et estimons qu’elle constitue une base de négociation viable. » Cette épiphanie diplomatique pleine d’optimisme constitue un renversement complet de position pour la Maison Blanche, traduisant l’impasse dans laquelle Donald Trump s’était retrouvé.
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Source:
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