A retrouver dans l’émission
Face à la flambée des prix du pétrole, cinq pays européens demandent à l’Union européenne de taxer les superprofits des compagnies énergétiques. Une réponse politiquement forte, mais dont l’efficacité reste largement contestée.
La pression monte sur les compagnies pétrolières. Dans une lettre adressée à la Commission européenne, cinq États – Espagne, Allemagne, Italie, Portugal et Autriche – réclament une taxation des superprofits générés par la hausse des prix du pétrole. En cause : un baril qui dépasse les 110 dollars, dans un marché sous tension après le blocage du détroit d’Ormuz. Une flambée mondiale qui alimente aussi les prix à la pompe en Europe.
Selon une étude de Greenpeace, les groupes pétroliers auraient engrangé plus 80 millions d’euros de profits supplémentaires par jour, soit plus de 2,9 milliards d’euros depuis le début du conflit.
Une taxe déjà testée… et décevante
Taxer ces profits exceptionnels peut être symboliquement et politiquement fort, mais ce n’est pas forcément efficace. En 2022, l’Union européenne avait déjà instauré une contribution de 33 % sur les bénéfices jugés excessifs.
Résultat : en France, à peine 69 millions d’euros récoltés, trois fois moins que les attentes initiales. En cause, une base taxable limitée, des stratégies d’optimisation fiscale et de nombreuses exemptions. Face à ces limites, le gouvernement français reste prudent et privilégie, pour l’instant, des enquêtes sur les marges plutôt qu’une nouvelle taxation.
Source:
www.france24.com


