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Graffitis, coups et matière fécale : pas encore arrivés en France, les robots livreurs vandalisés partout dans le reste monde

Graffitis, excréments, coups de pied : les robots livreurs se font détruire méthodiquement. Et la France n’en a pas encore vu un seul sur ses trottoirs.

Starship Technologies, Kiwibot, Coco : les fabricants de robots livreurs se heurtent à un mur. Pas technologique, pas réglementaire. Humain. Les incidents de vandalisme se multiplient au Royaume-Uni et aux États-Unis, avec un bilan matériel qui commence à peser lourd dans les comptes.

Des trottoirs de Sheffield à ceux de Philadelphie, le même rejet

Les derniers épisodes en date frappent par leur diversité géographique. À Sheffield, au Royaume-Uni, deux robots Uber Eats ont été retrouvés couverts de graffitis noirs. Les mots « off our streets » barraient les machines. Leurs drapeaux de signalisation avaient été arrachés. La station de recharge a été taguée et des cônes de chantier placés derrière les robots pour les immobiliser.

De l’autre côté de l’Atlantique, le tableau est pire. À Philadelphie, un robot livreur a été frappé, chevauché et vandalisé pendant le week-end de la Saint-Patrick. À Los Angeles, un habitant a photographié un robot recouvert de matière fécale. Un autre a été retrouvé éventré sur un trottoir. À Leeds, deux passants ont été filmés en train de jeter un robot dans un buisson.

Ces incidents ne sont pas nouveaux. Dès 2020, Kiwibot avait déployé sa flotte sur le campus de Berkeley, en Californie. Sur 80 000 livraisons, 1 600 avaient donné lieu à du vandalisme. Le coût unitaire d’un robot Kiwibot tourne autour de 2 500 dollars.

 

 

L’équation économique tient-elle encore ?

Starship Technologies assure vouloir remettre ses robots en service après réparation. Le fabricant estonien martèle que la livraison robotisée réduit les trajets en voiture et a permis d’économiser 500 000 kg d’émissions en Europe. Mais le discours bute sur une réalité comptable : chaque machine vandalisée, c’est un arrêt d’exploitation, une intervention technique et un coût de remise en état.

Le modèle repose sur un pari simple. Un robot de quelques kilos coûte moins cher qu’un livreur humain pour transporter un repas de deux kilos. Sauf que le livreur humain ne se fait pas retourner, taguer ou remplir d’excréments. La résistance physique des riverains n’était pas dans le cahier des charges.

À Chicago, plus de 3 000 habitants ont signé une pétition pour interdire les robots livreurs. En France, aucune flotte de ce type n’est encore déployée à grande échelle. Vu l’accueil réservé ailleurs, les fabricants auraient intérêt à revoir leur stratégie d’implantation avant de tenter l’aventure.

Les robots savent éviter les obstacles. Reste à voir s’ils survivront à ceux qui veulent les faire disparaître.

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Source :

Futurism


Source:

www.01net.com

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