« Oh vous savez, c’est à ma retraite de la RATP que je dois tout, pas à ces concerts où on s’en tire avec 200 euros net chacun. Ça paie les vacances, quoi. » Didier Wampas, sourit, débonnaire. Même si, depuis la sortie en février du dernier album des Wampas, Où va nous ?, il tourne en France à raison de trois dates par semaine, et que, samedi 11 avril, son groupe de punk antédiluvien affiche complet à l’Olympia, il regarde tout ça avec une distance toujours amusée.
Le petit Didier Chappedelaine qui préférait les concerts de rock aux bancs de l’école, s’est trouvé (une fois arraché de haute lutte un bac d’électromécanique) une planque dans les tunnels du métro à réparer le matériel pour mieux assouvir par ailleurs ses passions musicales. Le gamin de la banlieue nord de Paris à la voix de crécelle s’est forgé un groupe à l’image des Clash, découverts « dans une émission à la con à la télé », et des Ramones, qu’il érige en modèle. Le fils de prolo qui préférait le vélo à la littérature (Les Wampas sont une référence à une des tribus de la BD Rahan) s’est mis à l’écriture des paroles – « parce qu’il faut bien que quelqu’un s’en charge. Entre les Wampas et le groupe que j’ai monté Sugar & Tiger, avec ma compagne et mes fils, j’ai bien du écrire 300 titres. » Dont quelques jolis tubes radiophoniques.
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Source:
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