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Eric Zemmour refuse de condamner les propos racistes contre Bally Bagayoko

Le président de Reconquête !, Eric Zemmour, a refusé, dimanche 5 avril, de condamner les propos racistes visant le nouveau maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko (La France insoumise), dans un entretien à la chaîne BFM-TV, au cours duquel il s’est aussi dit favorable à une primaire de la droite incluant Edouard Philippe pour l’élection présidentielle.

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« Je ne condamne rien du tout, je n’ai rien à condamner. Moi, je suis pour la liberté d’expression, a-t-il affirmé. J’ai écouté ce propos, il faut ne pas couper une phrase. Elle était au milieu d’un ensemble », a ajouté le responsable d’extrême droite, qui avait obtenu 7 % à la présidentielle de 2022.

« Homo sapiens », « grands singes », « mâle dominant », « tribu primitive »… Ces mots, prononcés par des intervenants au cours de plusieurs émissions de la chaîne CNews commentant l’élection de M. Bagayoko à Saint-Denis, ont été condamnés par le gouvernement et la majeure partie du personnel politique. Une enquête judiciaire pour injure à caractère raciste a aussi été ouverte par le parquet de Paris.

Eric Zemmour se tient ainsi du côté de son ancien employeur, CNews, qui a contesté « formellement que de quelconques propos racistes aient été tenus » sur son antenne. Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées, samedi, à Saint-Denis, pour exprimer leur solidarité à Bally Bagayoko et condamner le racisme.

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Une primaire, mais clairement à droite

Au cours de cet entretien, Eric Zemmour a déclaré être favorable à une primaire de la droite pour la présidentielle, allant de l’ex-premier ministre Edouard Philippe à Reconquête !. Il a affirmé qu’il avait longtemps été hostile au principe de primaires pour désigner le candidat d’un camp à l’élection présidentielle.

« Je reconnais que, depuis quelques années, la dispersion des candidats et surtout la division du paysage politique en trois blocs [ont] changé la donne », a-t-il dit, en ajoutant que le périmètre d’une telle primaire pour la présidentielle de 2027 devrait se situer clairement à droite.

« Il y a la primaire de ce qu’ils appellent eux-mêmes la droite et le centre, qui va de [Bruno] Retailleau à [Gabriel] Attal (…). Ça, je n’y participe pas. Je ne suis pas là-dedans », a-t-il dit. « M. Attal était au Parti socialiste », a-t-il justifié.

En revanche, Eric Zemmour estime qu’Edouard Philippe appartient au centre droit. « Je dirais que M. Philippe, c’est le fils spirituel d[’Alain] Juppé. Juppé était quand même secrétaire général du RPR [Rassemblement pour la République, ancêtre des Républicains]. On peut dire que c’est le centre droit », a-t-il ajouté.

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Mais il a considéré qu’une telle primaire pourrait se heurter aux oppositions de responsables des Républicains, comme le président du Sénat, Gérard Larcher, ou celui des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, qu’il a qualifiés de « cavaliers de l’apocalypse » parce qu’ils « veulent absolument rester avec le centre ».

Eric Zemmour n’a guère laissé planer de doute sur le fait qu’il entendait être candidat à la présidentielle de l’an prochain. « J’ai tout mon temps pour déclarer ma candidature », a-t-il seulement précisé.

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Le Monde avec AFP


Source:

www.lemonde.fr

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