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La Maison Blanche appelle la Turquie à « renforcer la démocratie »

AFP / Brendan SmialowskiSarah Huckabee Sanders lors des questions à la presse, à la Maison Blanche, le 25 juin 2018

Les Etats-Unis ont appelé lundi la Turquie à « renforcer la démocratie » au lendemain de la large victoire du président Recep Tayyip Erdogan lors des élections présidentielle et législatives turques.

« Nous encourageons la Turquie à prendre des mesures afin de renforcer la démocratie », a affirmé la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, devant la presse.

A ce stade, Washington n’a pas officiellement félicité le président turc pour sa réélection dès le premier tour, et ses premières réactions sont très froides.

« Nous tentons d’organiser un appel téléphonique entre le président et le président turc pour réaffirmer la force de notre lien », a dit Sarah Sanders, alors que les relations entre Washington et Ankara, pourtant alliés au sein de l’Otan, traversent depuis deux ans des phases de vives tensions.

La porte-parole de la présidence américaine a appelé de ses voeux « la poursuite des progrès afin de résoudre les problèmes dans nos relations bilatérales ».

De son côté, le département d’Etat américain s’est aussi abstenu de toutes félicitations, se bornant à dire que Washington « respecte la décision des électeurs turcs ». « Nous souhaitons une relation constructive avec le président Erdogan pour faire face ensemble à nos défis communs », a déclaré à l’AFP un porte-parole de la diplomatie américaine.

« Nous encourageons tous les représentants élus de la Turquie, y compris le président Erdogan, à représenter les différentes positions de tous les citoyens turcs et à renforcer la démocratie turque », a-t-il insisté.

La Turquie a lancé en janvier dans le nord-ouest de la Syrie une offensive contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), considérée par Ankara comme une organisation terroriste, mais soutenue par Washington dans la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI). Ces opérations ont suscité une nouvelle crise entre les deux pays, qui se sont finalement accordés début juin, au terme de tractations diplomatiques laborieuses, sur une « feuille de route » pour une coopération sur le terrain.

La Turquie réclame également, sans succès jusqu’ici, l’extradition du prédicateur Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis et auquel Ankara attribue une implication dans le putsch avorté de juillet 2016.

Source: AFP

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