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Droit d’asile: coup d’envoi des débats à l’Assemblée, la majorité à l’épreuve

16 Avr 2018

AFP / STEPHANE DE SAKUTINManifestation à l’appel de la Cimade contre le projet de loi asile et immigration, le 16 avril 2018 devant l’Assemblée nationale, à Paris

Coup d’envoi d’une semaine de débats tendus à l’Assemblée sur le projet de loi asile et immigration: le texte controversé de Gérard Collomb met la majorité à l’épreuve, tandis que les oppositions vont monter au créneau contre des mesures jugées « laxistes » ou « dangereuses ».

La présentation du texte a été décalée à la soirée de lundi, en raison du débat sur les frappes en Syrie à 17H00.

Manifestation des tensions autour des dispositions sur l’asile: la porte du Palais Bourbon a été taguée dans le week-end de l’inscription « accueil de merde ». Cinq personnes ont été interpellées.

Plus d’un millier d’amendements sont au menu jusqu’à vendredi, dont 200 des députés LREM, un record.

Le projet de loi « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif » prévoit notamment de réduire à six mois les délais d’instruction de la demande d’asile, pour entamer rapidement le travail d’intégration des réfugiés, et à l’inverse de faciliter la reconduite à la frontière pour les déboutés.

AFP/Archives / FRANCOIS GUILLOTLe ministre de l’Intérieur Gérard Collomb à l’Assemblée nationale, le 11 avril 2018 à Paris

« On ne peut pas prendre toute la misère du monde », a déclaré Emmanuel Macron dimanche soir à BFMTV, RMC et Mediapart. « Nous sommes face à un phénomène migratoire inédit et qui va durer » et le droit d’asile, auquel il est « attaché », est « respecté », a-t-il aussi affirmé.

Le projet de loi est critiqué par des acteurs de l’asile et les associations, qui redoutent des atteintes aux droits des étrangers, ainsi qu’au sein même de la majorité, malgré les efforts de pédagogie et persuasion déployés depuis plusieurs mois par le ministre de l’Intérieur, incarnant la ligne « dure » de l’exécutif.

« On ne peut pas prendre toute la misère du monde », a déclaré Emmanuel Macron dimanche soir à BFMTV, RMC et Mediapart. « Nous sommes face à un phénomène migratoire inédit et qui va durer » et le droit d’asile, auquel il est « attaché », est « respecté », a-t-il aussi affirmé.

La France a enregistré plus de 100.000 demandes d’asile l’an dernier, soit une hausse de 17,5 % par rapport à 2016.

Le projet de loi est critiqué par des acteurs de l’asile et les associations, qui redoutent des atteintes aux droits des étrangers, ainsi qu’au sein même de la majorité, malgré les efforts de pédagogie et persuasion déployés depuis plusieurs mois par le ministre de l’Intérieur, incarnant la ligne « dure » de l’exécutif.

Les discussions ont été agitées dès l’examen du texte en commission, ce qui a valu à la vingtaine de contestataires LREM un rappel à l’ordre du président de groupe Richard Ferrand.

Jean-Michel Clément (ex-PS) prévoit de voter contre un texte à « la logique répressive ». Critique prêt au compromis, Matthieu Orphelin est déçu de ne pas être parvenu à maintenir à 45 jours la durée maximale de rétention (portée à 90 jours) et pense s’abstenir.

AFP / FRANCOIS GUILLOTLe président Emmanuel Macron (c) avant un entretien à la télévision avec les journalistes de RMC-BFM Jean-Jacques Bourdin (d) et Mediapart, Edwy Plenel (g), au palais de Chaillot, le 15 avril 2018 à Paris

Les responsables LREM rejettent tout parallèle avec les frondeurs socialistes du précédent quinquennat, qui eux portaient « une contestation de fond de la ligne politique ». Reste que ce projet de loi est le premier à faire autant tanguer dans les rangs des « marcheurs », particulièrement investis sur ce sujet touchant leurs « convictions ».

– « Laxisme » ou « logique de la peur » –

Source: AFP

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