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Le marchAi?? du travail belge est l’un des plus discriminants de l’UE

Photo: Belga

En 2014, le taux d’emploi s’Ai??levait Ai?? 73% pour la population d’origine belge, tandis que les taux d’emploi des personnes d’autres origines (hors-UE) ne dAi??passaient pas les 46%, ressort-il du troisiA?me monitoring socio-Ai??conomique du SPF Emploi et d’Unia prAi??sentAi?? mercredi. La Belgique est le pays de l’UE oA? le gouffre est le plus marquAi??.

« Si le principal problA?me du marchAi?? du travail en Belgique reste l’intAi??gration trA?s difficile des travailleurs peu qualifiAi??s, le rapport dAi??montre qu’un niveau Ai??levAi?? de qualification ne gomme pas les inAi??galitAi??s entre travailleurs d’origine belge et travailleurs d’origine Ai??trangA?re. » En effet, l’Ai??cart des taux d’emploi entre les travailleurs d’origine Ai??trangA?re hautement qualifiAi??s et leurs homologues d’origine belge s’Ai??levait encore Ai?? 18,7% en 2014.

Le service public n’est pas Ai?? prendre en exemple. Les travailleurs d’origine belge y restent « nettement surreprAi??sentAi??s, en particulier parmi les fonctionnaires statutaires », selon Jan Vanthuyne, prAi??sident du SPF Emploi.

Le phAi??nomA?ne se vAi??rifie Ai??galement au niveau des stages d’insertion en vigueur depuis le 1er janvier 2012. Les jeunes d’origine Ai??trangA?re mettent en moyenne bien plus de temps que les personnes d’origine belge Ai?? dAi??crocher un premier emploi aprA?s leur inscription. PrA?s de la moitiAi?? des Belges (45,1%) le font dans les trois premiers mois, contre entre 23 et 30% pour les autres origines. Si, en moyenne, la majoritAi?? des jeunes Belges mettra six mois Ai?? trouver un job, il faudra 12 mois pour les jeunes originaires de pays de l’UE ou candidats Ai?? l’UE (surtout Turquie) et plus d’un an pour les jeunes issus d’autres pays du continent, du Maghreb, des Proche- et Moyen-Orient, d’AmAi??rique centrale et latine ainsi que du continent africain au sens large.

Ces retards sociAi??taux s’expliquent par diffAi??rents facteurs. « La discrimination sur le marchAi?? du travail est bien sAi??r un facteur important », constatent Jan Vanthuyne et Patrick Charlier (Unia). « Mais les obstacles Ai??levAi??s Ai?? l’entrAi??e, la faible mobilitAi?? professionnelle, l’inAi??galitAi?? des chances dans l’enseignement et les difficultAi??s rencontrAi??es par les familles dans lesquelles personne ne travaille jouent aussi un rA?le. »

Un Ai??lAi??ment plutA?t optimiste ressort tout de mA?me du rapport: le taux d’emploi des demandeurs d’asile reconnus est en forte progression. De 2011 Ai?? 2014, le nombre de ces personnes Ai?? l’emploi a triplAi??.

Parmi ses recommandations, le centre interfAi??dAi??ral pour l’Ai??galitAi?? des chances Unia souligne l’importance d’appliquer la lAi??gislation anti-discrimination. Le ministre de l’Emploi Kris Peeters espA?re quant Ai?? lui que les tests de situation par l’inspection sociale, aussi appelAi??s mystery calls, pourront A?tre d’application dA?s le mois de fAi??vrier prochain.

Unia estime Ai??galement que le phAi??nomA?ne ayant plusieurs dimensions, « l’impulsion devrait A?tre donnAi??e par une confAi??rence interministAi??rielle oA? non seulement les ministres chargAi??s de l’Emploi, mais Ai??galement les ministres de l’Ai??ducation et de l’Ai??galitAi?? des chances, pourront discuter de ce retard sur le marchAi?? du travail ». Pour le ministre Peeters, « le problA?me est toujours immense ». « C’est un problA?me complexe pour lequel il n’existe pas de solution simple. Les autoritAi??s doivent y travailler, tout comme les entreprises et les personnes d’origine Ai??trangA?re doivent Ai??galement prendre leurs responsabilitAi??s », conclut le vice-Premier.

 

Source: Belga

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