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L’Espagne retire le mandat d’arrA?t europAi??en contre Puigdemont

AFP / LLUIS GENEUne affiche reprAi??sentant le prAi??sident catalan destituAi?? Carles Puigdemont, le 5 dAi??cembre 2017 Ai?? Barcelone

 

La justice espagnole a renoncAi?? mardi Ai?? demander Ai?? la Belgique l’extradition du prAi??sident catalan destituAi?? Carles Puigdemont, candidat aux Ai??lections rAi??gionales du 21 dAi??cembre, prAi??fAi??rant attendre qu’il revienne de lui-mA?me en Espagne pour l’arrA?ter.

A Bruxelles, la justice belge s’apprA?te Ai?? constater que « l’affaire est devenue sans objet », a indiquAi?? le parquet.

La dAi??cision inattendue du juge d’instruction de la Cour suprA?me est tombAi??e alors que les partis indAi??pendantistes entamaient la campagne Ai??lectorale basAi??e sur la dAi??nonciation de la « rAi??pression » de l’Etat central.

Leurs principaux candidats sont en prison ou en exil depuis l’Ai??chec de la tentative de sAi??cession de la Catalogne le 27 octobre.

Le magistrat, Pablo Llarena, a dAi??cidAi?? de retirer les mandats d’arrA?t europAi??ens et internationaux Ai??mis le 3 novembre contre M. Puigdemont et de quatre anciens membres de l’exAi??cutif rAi??gional qui s’Ai??taient exilAi??s en Belgique.

Il a fait valoir que la situation avait changAi?? car Carles Puigdemont, Antonio Comin, Lluis Puig, Meritxell Serret et Clara Ponsati avaient « manifestAi?? leur intention de retourner en Espagne pour y exercer des mandats Ai??lectoraux » en se portant candidats.

La Cour suprA?me a cependant fait savoir que le juge maintenait le mandat d’arrA?t espagnol les visant et qu’ils seraient interpellAi??s s’ils rentraient en Espagne.

Le juge Llarena explique vouloir Ai??viter que la justice belge ne retienne pas tous les chefs d’inculpation pesant sur l’ensemble des dirigeants indAi??pendantistes ayant prAi??parAi?? la sAi??cession manquAi??e de la Catalogne.

Cela crAi??erait, selon lui, « une distorsion substantielle » entre les inculpAi??s, car ceux qui sont restAi??s en Espagne — certains en dAi??tention provisoire — risqueraient plus que ceux qui ont quittAi?? le pays.

La plupart des dirigeants indAi??pendantistes sont poursuivis pour « rAi??bellion », « sAi??dition » et « dAi??tournement de fonds publics ». Ils sont accusAi??s d’avoir organisAi?? depuis fin 2015 « un mouvement d’insurrection active » afin de parvenir Ai?? la sAi??cession, en bravant notamment l’interdiction d’organiser un rAi??fAi??rendum d’autodAi??termination le 1er octobre.

L’accusation de rAi??bellion – dAi??finie comme le fait de se « soulever violemment et publiquement », passible de 30 ans de prison au maximum – est cependant contestAi??e par certains spAi??cialistes du droit en Espagne qui l’estiment disproportionnAi??e.

Pour faire droit Ai?? la demande espagnole de livrer M. Puigdemont, la justice belge devait trouver l’Ai??quivalent de ces chefs d’inculpation. Selon les avocats des Catalans Ai?? Bruxelles, le procureur belge s’est rAi??fAi??rAi?? Ai?? un article du Code pAi??nal qui parle d’un +attentat+ et de +faire prendre les armes aux citoyens », ce qui Ai??videmment n’est pas le cas » en Catalogne, ont-ils dit.

– Rentrera, rentrera pas? –

Candidats sur des listes sAi??parAi??es, MM. Puigdemont et Junqueras, ce dernier Ai??tant en tA?te dans dans les sondages, rivalisent dAi??sormais pour la direction du camp indAi??pendantiste.

Mais leurs situations diffA?rent radicalement.

M. Junqueras, indAi??pendantiste de gauche et ex-vice-prAi??sident catalan, a Ai??tAi?? maintenu en dAi??tention provisoire lundi.

M. Puigdemont, indAi??pendantiste de centre-droit, peut librement faire campagne depuis Bruxelles, notamment par vidAi??oconfAi??rences.

RAMALLO Composition du Parlement sortant de Catalogne et estimation en siA?ges des Ai??lections du 21 dAi??cembre selon le sondage du 4 dAi??cembre rAi??alisAi?? par Centre d’Ai??tudes sociologiques (CIS) du gouvernement espagnol. AFP / NicolasAi??


Pour l’avocat catalan de M. Puigdemont, Jaume Alonso Cuevillas, la justice espagnole a retirAi?? ce mandat d’arrA?t europAi??en afin « d’Ai??viter de recevoir une gifle de la justice belge ».

« La vraie raison, c’est la crainte que l’extradition soit refusAi??e parce qu’en Espagne, un procA?s Ai??quitable n’Ai??tait pas garanti », a-t-il soutenu Ai?? la tAi??lAi??vision publique catalane.

Jusqu’ici, la dAi??fense de M. Puigdemont disait qu’il Ai??puiserait toutes les voies de recours pour rester en Belgique. A prAi??sent, « Ai?? lui de dAi??cider » s’il doit rentrer, a dit son avocat catalan. « Il sait que s’il pose un pied sur le territoire espagnol, il sera automatiquement arrA?tAi?? ».

« Puigdemont ne quittera pas la Belgique », a dAi??jAi?? affirmAi?? son avocat belge, Me Paul Bekaert, au quotidien L’Echo.

C’est un nouveau rebondissement dans la crise politique qui oppose depuis 2015 les dirigeants indAi??pendantistes de la Catalogne au gouvernement espagnol du conservateur Mariano Rajoy.

Le 27 octobre, 70 dAi??putAi??s catalans sur 135 avaient proclamAi?? une « RAi??publique catalane » restAi??e sans effets. AussitA?t, Madrid avait placAi?? la rAi??gion sous tutelle, destituAi?? son exAi??cutif et dissous son Parlement, puis convoquAi?? des Ai??lections.

Source: AFP

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