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PUIGDEMONT ACCUSE MADRID D’AVOIR PLANIFIÉ UNE VAGUE DE VIOLENCE

Photo: AFP

Le président du gouvernement catalan destitué par Madrid, Carles Puigdemont, a affirmé mardi être parti en Belgique parce que le gouvernement espagnol « préparait une vague de violence » dont il serait tenu pour responsable. Il a par ailleurs souligné que ça ne l’enchante pas de résider dans la capitale de l’Europe.

Dans une interview à Catalunya Radio, M. Puigdemont réaffirme que son gouvernement avait décidé de se diviser, lui-même et quatre de ses « conseillers » (ministres) partant pour la Belgique afin d’internationaliser leur cause, les autres répondant à la convocation de la justice qui les a alors placés en détention provisoire. Le ministre-président catalan déchu a en outre estimé qu’ils ont été démis de leurs fonctions gouvernementales par un « coup d’état illégal ».
« Je crois que nous ne nous sommes pas trompés. Je suis absolument convaincu que l’Etat espagnol avait préparé une vague de répression très dure, de violence dont il nous aurait tenu tous pour responsables », a affirmé l’homme politique qui dit représenter un « gouvernement en exil ». M. Puigdemont n’a pas expliqué comment son départ en Belgique aurait évité la violence qu’il accuse Madrid d’avoir planifiée.
Le leader indépendantiste dit par ailleurs se rendre compte qu’une fois livré à l’Espagne, il peut atterrir en prison. C’est pourquoi, selon lui, donner une dimension internationale à la crise catalane peut aider les autres dirigeants actuellement écroués.
Soupçonnés comme l’ensemble du gouvernement catalan destitué par Madrid de « rébellion, sédition et détournement de fonds publics » M. Puigdemont et ses quatre ministres sont réclamés par la justice espagnole. Une juridiction belge doit examiner le 17 novembre le mandat d’arrêt européen lancé par l’Espagne.
La Catalogne s’était proclamée unilatéralement république indépendante le 27 octobre. En réponse, l’Etat espagnol avait pris le contrôle de cette région autonome, destituant le gouvernement et dissolvant le Parlement pour convoquer des élections régionales anticipées le 21 décembre.

Source: AFP/Belga

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